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MALADIES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX

remplace Tenglument précédent par du mastic à greffer ou de la poix noire, afin d'empêcher la carie du bois.

Ces diverses opérations doivent être pratiquées pendant le repos de la végétation.

Une observation qui s'applique à tous les insectes dont les larves se nourrissent des parties vivantes de l'aubier ou de Técorce^ c^est que ces insectes attaquent de préférence les individus languissants dont ils ne font que hâter la fin. Il semblerait que ces larves sont gênées dans les arbres vigoureux^ par l'abondance de la sève et par Taccroissement rapide et continu des tissus où elles vivent. Aussi, le moyen le plus efficace de diminuer les ravages de ces insectes consiste à placer les arbres dans des conditions telles qu*ils présentent constamment une végétation prompte et vigoureuse.

La carUharide des boutiques {Mehe vesicatorius) (fig. 216). — Cet insecte, bien connu par ses propriétés vésicantes, attaque plusieurs arbres à feuilles caduques, et surtout les frênes, dont

Fig. 216. — Cantharide Fig, tl7. — Rhynchène Fig. 218. — Larve

des boutiques. des pins. du rhynchène des pins.

il dévore toutes les feuilles. En secouant le matin les jeunes arbres, les cantharides tombent; on les ramasse et on les jette dans du vinaigre pour les vendre aux pharmaciens.

Le rhynchène des pins (Rhynchcenus pineti, Fab.) (fig. 217). — Comme celle du scolyte piniperde, sa larve (fig, 218) s'introduit dans la moelle des bourgeons du pin sylvestre et fait périr les jeunes arbres. Elle ronge aussi le liber du pin et du sapin et produit les mêmes accidents que les bostriches. On emploie le même mode de destruction.

La chrytoméU du peuplier [Chryiomela populi) {fig.H6). —

Cet insecte, à l'état parfÛt, a des éljtree d'an beau rouge avec

un corselet d'un bleu d'acier. Ses larves sont noires avec des verrues dorsales blanches. Cette cbrysomète attaque de prérérence les jeunes plantations de peupliers.

La chrysomèU de l'aurie [Chrysomela atnl) {fy- 230) est d'un bleu d'acier, elle est un peu plus petite que la précédente et ses larves sont noires. Elle vit eiclusivement sur les jeunes arbres dont elle porte le nom, et dépose ses ceurs sur les Teuilles. Les larves de ces deux chrysomèles, ainsi que celles de quelques autres espèces de la même famille, font parfois un tort considérable aux pépinières ou aux jeunes plantations dont elles mangent les feuilles.

Ou en détruit te plus grand nombre en faisant passer dans la pépinière ou dans les jeunes coupes des ouvriers armés d'un bâton dont ils frappent doucement les rameaux au-dessous desquels ib tendent en même temps une large pocbe qui refoit les

Parmi les orthoptères, nous ne connaissons guère que la ctnirtillièrt commune, taupt-griHoitt ou laupelte {GryUua gryi-

vu HALADtES DES ARBRES RT ARBRISSEAUX.

tatalpa] [fi§. 211 ), qnl soit redoutable pour les cultures d'arbres.

Fie, tu. — Taupe-Grillon lcin«1le.

L'insecte, à l'état parfait, est pourvu d'ailes enlièrement d^eloppées. Les larves plus ou moiDsàgées(/!jf. 22S) se distinguentseule- • iment par l'absence

Idesaileselparleurs fmoindres dimen- Wns. Les femelles déposent, en juin et en Juillet, dans des mottes de terre, jusqu'à deui cenlfi œufs d'un blaoc jaunâtre et de Fie. m, — Œari du iaup«-fHiiciD ei iarY«>. la grosseur d'un grain de chënevis {fig. 322). Cet insecte cause aussi de grande ravages dans les pépinières et dans les jennes plantations, en coupant les racines pour établir ses nombreuses galeries souterraines. Le procédé le moins dispendieux qu'on puisse employer pour leur destraction consiste à fouiller la terre, vers le mois de juin, dans le voisinage des jeunes planta que leur état soulTrant signale comme attaqués par la courtilUère. On détruit ainsi les nids qui renferment les œufs.

On compte aussi parmi les hyménoptères quelques insectes nuisibles aux forêts. De ce nombre sont surtout les deux suivants :

La tenthrède du pfn {Tenthredo piai, Gcof.) {/ig. ' ISTres de cette moiiche {fig. 224) tîvent sur le pin sjlvpslre, dont elles !

dévorent les Teuilles. Pour les àé- ■^ tniire, on conduit dans la plantation !f un troupeau de cochons, au mo- | ment où l'on remarque que ces f larves tombent sur le sol pour y filer '; leurs cocons {fig. 22S); les codions ^ les mangent aTidement. 3

La tenthrède des champi {Tenthrfdo campestrii) [fig. 326] est plus S ' grande que la précédente. Ses larves / i/ig. 337) se nourrissent également des fenilles du pin sylvestre. Fixées d'abord vers le sommet des jeunes rameaux, elles s'enveloppent de leurs crottes retenues par la toile qu'elles Aient, et cheminent ainsi en descendant et en dévorant toutes les feuilles qu'elles trouvent sur leur passage.

On les détruit comme l'espèce précédente.

Les lépidoptères ou papillons sont les insectes qui causent le plus de ravages dans nos plantations, tant par leur prodigieuse multiplication que par la consommation considérable que font leurs larves ou chenilles des bourgeons, des Teuilles, de l'écorce, et même du corps ligneux de nos arbres. Les plus dangereux appartiennent à la famille des papillons nocturnes.

Ce sont surtout les suivants : Fig. ît7.

Le cossus ronge-boù Fig.ai. laneetcMomle

(Cossus ligniperda, Fab.) T^ibrèd. d«ch.»p.. de,""^»» {fig. 228) est une des

grandes espèces les plus nuisibles. Il est d'un gris cendré, avec de petites lignes noires, nombreuses, sur les ailes supé-

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