‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 104 sur 305 · A ? £ TA GS · texte numérisé non relu

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que les côtés des triangles forment par Eg FE leurs contacts réciproques ; aussi les Mon NT an toothre

exécutèrent-ils parfois avec des ma d» la cathédrale d’ Amiens. tériaux choisis; mais ils s’arrêtèrent là.

Le style gothique a su réaliser avec ce principe le plus ardu de ses problèmes architeçtoniques, en élevant sa croisé: d’ogives comme une série d’arcs qui se rencontrent dans une clef de voûte commune en formant un système qui non seulement se suffisait à soi-même, mais devenait le soutien des petites voûtes; c2lles-ei n’eurent plus d'autre fonction que de couvrir les vides triangulaires des ogives (fig. 94 aa). La voûte à ogives avait le double avantage sur les voutes sphérique d’être plus solide ct de renfermer en soi un plus grand espace; en outre, elle exerçait une poussé? latérale plus faible, mais, à cause da sa hauteur, elle aurait cependant exigé d'énormes contreforts extrêmement inesthétiques. Pour éviter cet inconvénient, on recourut aux ares-boutants (fig. 94 bb), sorte de contrefèrts formés par des ares qui, reposant sur un robuste contrefort extérieur, dressés vers la nef du milieu, s'appuient

contre celle-ci comme des côtes d’ogives à leur clef. Mais cet expédient aussi parut gâter l'extérieur di temple; on chercha donc à couvrir ces ares en élevant les toits des nefs latérales, ou à les appliquer très bas ou à les remplacer par d’autres contreforts en forme de tours. Peu à peu cependant on trouva le moyen de les lancer avec élégance, en les soutenant aussi par un système de colonnettes, dans la direction de leurs

Figure 95. - Extérieur de la cathédrale de Fribourg en Brisgovia.

rayons, de les décorer d’ornements en harmonie avec le style de l’édifice, de façon qu'ils cessèrent d’être un simple expédient imposé par l& nécessité et furent un excellent moyen pour procurer l'écoulement immémédiat des eaux.

Quant aux chapiteaux, ils diffèrent peu des chapiteaux romans. Pourtant ils sont plus parfaits et d’une variété infinie. Lés fenêtres aussi prennent des formes très gracieuses et complexes; parmi leurs variétés on en distingue deux principales, la rayonnante et la flamboyante, selon que, au-dessus de l’ouverture double ou multiple, dans l’angle ogival, est formée une rose ou un ensemble de losanges épineux,

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