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forme à celui que suivirent les artistes quand ils donnèrent à l'âme du défunt les traits de Jonas, de Daniel, de Susanne, de Noë, etc.; ce fut, en effet, nous l’avons noté plus haut, la liturgie qui inspira aux artistes l’idée du ces sujets. Ce serait réellement une hérésie si, dans la figure qui, par exemple, recommande l’âme afin qu'elle ne tombe pas dans les ténèbres, il fallait prendre cette idée dans le sens propre, Comme une chose encore possible après la mort. L'Office des défunts lui-même contiendrait dans ce cas des erreurs contraires à la fci, quand, par exemple, il demande à Dieu que l’âme soit délivrée de la dent du lion, qu’elle ne soit pas dévorée par le Tartare, termes qui certainement signifient l'enfer. Quelques théologiens ont réellement pensé que la liturgie de l'Eglise était théologiquement inexacte, mais c’est là une erreur, car il fut un temps où l’on célébrait pour l’agonisant la Messe même que nous disons aujourd’hui pour les défunts; et l'Eglise n’a pas jugé nécessaire de modifier les paroles de la liturgie, parce que cette pratique est tombée en désuétude. La Messe
pour le défunt, comme l'office correspondant, est considérée comme si elle était célébrée au moment même où l’âme se détache du corps.
re de S. Sébastien.
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Figure 226. - Sarcophage retrouvé au
Ce caractère d’ailleurs est aussi celui des prières de l’Avent, dans lesquelles on demande aux cieux de s'ouvrir et de nous envoyer le Juste. Les monuments, du reste, confirment ce principe, puisque les
prières du pseudo-Cvyprien et la Commendatio animae, d’où sont pris les sujets principaux des peintures cimitériales, ne sont pas des prières pour les morts, mais conviennent aussi aux vivants. Cette dernière est encore en usage dans l’Église, et elle se dit au chevet des mourants.
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Figure 227. - Peinture de l’église souterraine de Saint Clément.
ARTICLE IV. — La résurrection des corps (1).
La doctrine de la résurrection des corps, outre qu'elle est contenue dans les livres de l’Ancien Testament, à été aussi enseignée par les Apôtres, spécialement par Saint Paul, et par les Pères de tous les temps. Pour l’inculquer, ces derniers se servirent le plus souvent du concept exprimé par Saint Clément de Rome, dans son Epiître aux Corinthiens, à savoir que la résurrection du Sauveur est le principal argument de notre foi en la résurrection finale: « Considérons, Ô mes très chers, dit le saint Pontife, que le Seigneur ne cesse de nous montrer la ré-
(1) Notiones, Vol. II, pars I, pag. 140 ss.
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surrection future, dont il à voulu nous donner les prémices en Notre Seigneur Jésus-Christ, en le ressuscitant de la mort» (ch. 24) (1). Quant aux fidèles, leur foi en la résurrection finale se dégage admi-
Figure 228. - Peinture du cimetière de Commodille.
rablement de leurs tombeaux. Avant tout, le nom même de cimetière, qui en grec veut dire dortoir (xownThotov), nom d’origine nettement chrétienne et appliqué, comme aujourd’hui, à la désignation du lieu
(1) Cfr. JUSTIN, De resurrectiore, n. 9, P. G. 6, 1588; ORIGEN, Contr.u Cels., lib. II, n. 77, P. G. 11, 917; ATHANAS., De ircarnatiore Verbi, n. 27-32,
P. G. 15, 141, 144; AUGUSTIN., Sermones de Tempore, Sermo CXZXV, n. 6, P. L. 38; 1075. '