‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 246 sur 305 · OURCES D'’INSPIRATION DE L'ART CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

OURCES D'’INSPIRATION DE L'ART CHRÉTIEN

du mariage de la Vierge que nous possédons encore. La plus ancienne qui soit d’origine orientale est une miniature des Homélies du moine Jacques, dont la Bibliothèque Nationale de Paris et la Bibliothèque Vaticane ont chacune un exemplaire, et qui remontent au 1x° siècle.

Figure 297. - Miniature de l’Evangéliaire de Rabula (an. 586).

En Occident les plus anciennes représentations sont les merveilleuses peintures de Giotto à la chapelle de l’Arena à Vérone, contemporaines des mosaïques sur le même sujet de l'Église de Xora (Karié-Djaani) à Constantinople.

Passons à la personne du Christ et laissons de côté la masse énorme des représentations du bas moyen-âge, inspirées par la Légende Dorée.

Nous ne toucherons qu’à deux points: la Crucifixion et la Descente aux Limbes (1).

La seène du Crucifiement, comme objet de vénération isolé et séparé des cycles historiques, ne se retrouve qu’à partir du vri° siècle; dès ses premières apparitions, on la voit entourée de réminiscences apocryphes. Le soleil et la lune apparaissent en haut des deux côtés

Figure 298. - Ivoire carolingien (x siècle).

de la croix, pour indiquer que le Christ fut mis à mort pendant la pleine lune pascale. Au pied de la croix, outre Marie et Saint Jean, on voit souvent le soldat qui frappa de sa lance le côté de Notre-Seiïeneur: il port le nom de Longin, AOTTINOC, que nous connaissons par les Acta Pilati et par la Descensio Christi ad Inferos. De l’autre côté est un soldat avec l’éponge. La croix est parfois plantée sur une tombe encore pleine d’ossements: c’est la tombe du premier homme,

(1) Notiones, vol. II, pars III, pag. 264-280.

Page 1