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CHAPITRE III. - BRÈVES NOTES DESCRIPTIVES DES CIMETIÈRES

Otricoli. — Cimetière de S. Médicus.

Orte. — Petit cimetière anonyme.

Padoue. — Cimetière des SS. Martyrs.

Pagliano. — Cimetière anonyme (11° - Iv* siècle) en partie intact.

Palerme. — Cimetière de S'° Marie de la crypte. — Cimetière anonyme (près de la porte Ossuna). — Cimetière près de l’église de $. Michel.

— Cimetière près de la porte Mazora. — Crypte des Bienheureux Paul. Pavie. — Cimetière anonyme.

Portogruaro. — (Julia Concordia). — Nécropole anonyme en plein air.

Pouzeoles. — Catacombes de $S. Proculus.

Piperno. — (Privernum). — Cimetière des SS. Astérius Jules et Montanien.

Raguse. — Cimetière anonyme.

Ravenne. — Cimetière près de $. Apollinaire in Classe.

Sélinonte. — Cimetière anonyme.

Sessa (Suessa Aurunca). — Cimetière anonyme.

Syracuse. — Catacombes de $S. Jean. — Catacombes sous la vigne Cassia. — Catacombes de S® Marie du Jésus. — Hypogées Lentini,

de Valle del Molinello, de Priolo, de Pantalica, de $. Alfano, de Canicatti, et d’autres moins importants.

Soriano (Surrina). — Cimetière de S. Eutychius. Sorrina nuova. — Cimetière anonyme.

Spolète. — Cimetière des SS. Grégoire et Abondance. — Cimetière

de l’église des SS. Apôtres. — Cimetière de $S. Vital e Terzo della Pieve (près de Spolète).

Subiaco. — Cimetière ad aquas altas.

Sutri. — Cimetière de Juvénal.

Tharros (Sardaigne). — Cimetière anonyme.

T'erni. — Cimetière de S. Valentin. — Area Vindiciani (près de Terni). Trasacco. — Cimetière de S. Cénidius.

Tropea. — Cimetière anonyme.

Venosa. — Catacombes anonymes.

Viterbe. — Cimetière de $. Sauveur in Rovello.

Vulci. — Cimetière anonyme.

Catacombes de Naples. (1). — La ville de Naples possédait au moins

Sept cimetières, dont quatre sont encore accessibles, creusés dans les

(1) Voir: ScHULTZE. Die Katakomben von S. Gennaro dei Poveri in Neapel. Jena, 1877. — G. SCERILLO. Le catacombe napolitane. Napoli, 1869. — ARMEL- LINI. À cimiteri d'Italia. Roma, 1893, p. 697 et suiv.

tete) MANUEL D’ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE

collines Aminiennes, connues aujourd’hui sous le nom de Capodimonte. D'après un fameux antiquaire Celano, les quatre cimetières auraient été en communication entre eux, car il dit qu’en 1649 il passa lui-même de l’un à l’autre parles galeries souterraines. Quoiqu'il en soit, chaque cimetière eut une origine et un développement à lui, indépendamment des autres. Le plus grand et le plus important est celui appelé de $. Janvier-des-pauvres, nom qui rappelle le célèbre évêque de Bénévent tué à Pouzzoles en 305. Mais le cimetière est de beaucoup antérieur à la déposition de ce martyr; il paraît devoir son origine à la translation du corps de $. Agrippin, évêque de Naples, qui vivait deux siècles avant S. Janvier. En effet, le cimetière se développe en deux étages différents. Il en eut peut-être un troisième. Il a un vestibule avec de très anciennes peintures jugées du 11° siècle par la plupart des archéologues. Elles représentent au milieu de sujets classiques et décoratifs, trois sujets chrétiens remarquables: la chute d'Adam et d’Eve, la plus antique scène de ce genre dans l’art chrétien, David avec sa fronde, fait qui paraît là pour la première fois, et est une allusion à la 3° vision du Pasteur d’Hermas (fig. 246). On voit aussi des saints en prière entre deux chandeliers, détail que l’on rencontre plus souvent dans les basreliefs africains, et la série des évêques de Naples qui y furent ensevelis.

Des trois autres cimetières accessibles, celui de S. Ephrem-le-vieux remonte au II° siècle et fut appelé aussi S. Ephébius, du nom de l’évêque homonyme qui y fut déposé. Les deux autres sont du temps de la paix.

Catacombes de Sicile (1). — La Sicile est, après Rome, la contrée la plus riche en catacombes. Führer, qui s’occupa d’une manière spéciale des monuments siciliens, compta 150 cimetières divers, dont 70 autour de la seule ville de Syracuse: ce nombre est inférieur à la vérité, car d’autres cimetières ont été retrouvés, et les catacombes y occupent par leur enchevêtrement une zone de terrain de soixante kilomètres de large. Les plus importantes de toutes sont les catacombes de $. Jean, commencées peut-être au III° siècle, bien que les deux autres, de Saïinte- Marie et de la vigne Cassia, semblent plus anciennes. La dureté du tuf appelé conchiliaire à permis de lui donner des formes architectoniques Spéciales et un plus ample développement des galeries. La galerie principale du cimetière de $S. Jean est appelée decumanus maximus; elle est longue de 106 mètres, large de 2,50 à 4 et haute 2 mètres et 70 environ. Plusieurs larges cryptes circulaires y ont accès; elles ont de grands lucernaires. Les tombeaux sont de différents types: de vastes arcosoles, avec des sarcophages taillés dans le tuf même; des tombes cou-

(1) Voir: Notiones. Vol. I, pars 1, pag. 240 et suiv.

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