‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 52 sur 305 · EGYPTE · texte numérisé non relu

EGYPTE

Achmin (Panopolis). — Nécropole anonyme.

Alexandrie. — Cimetière de Karmouz. — Catacombes d’Abou-el-

Achem, d’Angew, de Moustapha, des Ruffini, de Qabbarj. — Plusieurs hypogées.

Antinoé. — Nécropole anonyme.

Arsinoé. — Cimetière anonyme.

Baouîit. — Nécropole anonyme.

El Bagaouât. — Nécropole anonyme. — Cimetière près du sanctuaire de S. Mennas (désert de Libye).

Cimetières de Salone (Dalmatie). — Quatre cimetières ou groupes remarquables de tombeaux ont été jusqu'ici retrouvés à Salone, où, chaque année, les fouilles rapportent une abondante moisson d’inscriptions, comme on peut le voir par les fascicules de ces derniers dix ans du Bulletin d'archéologie et d'histoire dalmate, dirigé par l’illustre et infatigable Mgr. Bulic. Le plus important est celui de Monastirine, au nord de la ville, à cent mètres hors des murs, retrouvé sous un dépôt d’alluvions de 5 mètres de haut. On accédait d’abord au cimetière par les portes Césarée et Andétrienne, après le 111° siècle, par les portes Suburbienne et Capraria; et l’on s’en servit jusqu'à la destruction de la ville, en 639. Ici aussi l’on peut reconnaître un développement ordinaire; il y eut à l’origine un tombeau de famille qui devint collégial, tout en gardant peut-être son aspect privé, pour éviter les persécutions et les atteintes du fise. Après la paix de l’Église, il fut ouvertement une propriété ecclésiastique, comme paraissent l'indiquer les inscriptions qu’on y à retrouvées. On y trouve de fait trois inscriptions où, en condamnant à une amende le violateur de tombeau, on prescrit de la payer à l'Église: Det Eeclesiae poenam auri pondo duo — Inferat Ecclesiae Salon(itanae) argenti libras quinquaginta — (inferat) Ecclesiae arg. li(bras) (1).

Ainsi que nous l’avons indiqué, ces inscriptions ont des affinités avec celles de Julia Concordia et semblent propres à ces régions, car on en retrouva d’autres parmi lesquelles une à Trau, en Dalmatie également, qui disait: Det poenae nomine sanctae Ecclesiae ante litis ingressum auri une. IIII (2). On y remarque des ruines de trois âges différents; celles d’une élégante villa avec un monument funéraire, du 1° ou du 11° siècle; ce qu’on appelle l’arca martyrum, toute couverte de sanctuaires et de mausolées chrétiens érigés entre le 11° et le 1v° siècle; la basilica maior édifiée au v° siècle et restaurée plus d’une fois dans la suite. La villa paraît avoir appartenu à un certain Lucius Domitius, nom qu'on lit sur un morceau d’architrave retrouvé en ce lieu. Des dix chapelles qui s’élevaient ici quelques-unes seulement furent incorporées à la basilique; au-dedans et au-dehors il y avait des tom- :

(1) Corpus inser. Lat., t. IIT, nn. 6399, 2654, 2666. (2) Corpus inser. Lat., t. III, n. 2704.

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