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CHAPITRE IV. - L'EPIGRAPHIE ET L'ART

de Maxence le nom de Maximien Hercule son père, qui considérait son fils comme ennemi. Mais cette formule était déjà employée hors de Rome à cause du retard qu'appartaient dans la promulgation des consuls les continuelles disputes des Augusti.

De la mort de Maxence (312) jusqu'à l’an 350, la suite des consuls fut régulière, excepté en 346, où, on ne sait pour quelle raison, les chrétiens changèrent la formule ordinaire: duorum Augustorum consulatu en cette autre: post consulatum Diocletiani novies et Maximiani octies, après le neuvième consulat de Dioclétien et le huitième de Maximien. |

Au début de 340, les troubles recommencèrent dans l’empire, et les dates consulaires en subirent le contre-coup; elles racontent dans leur langage inconscient la tyrannie de Magnentius et les discordes entre Julien proclamé Auguste en Gaule, et Constance proclamé à Rome. On trouve la formule post consulatum depuis 360 jusqu’au meurtre de Valentinien.

IIT° PÉRIODE. — En 399, la paix ayant été rétablie entre les Augustes et le calme dans l’empire, pour la première fois on nomma un seul

Figure 35. - Inscription historique de quelques martyrs et confesseurs du cimetière de Prétextat.

consul. La cause en fut que Stilicon ne voulut pas reconnaître comme consul l’eunuque Eutropius, et le nom seul de Théodore parut sur les documents publiés en Occident. Ainsi aucun des Augustes ne s’occupa du consul nommé par l’autre, et la liste consulaire n’eut qu’un seul nom, en Orient comme en Occident. Mais l'usage ne dura pas longtemps, et l’on prit celui d'ajouter au nom propre du consul la formule et qui de Oriente (ou de Occidente) fuerit nuntiatus.

IV® PÉRIODE. — La formule: regnante domino nostro T'heodorico domine pendant tout le règne de Théodoric: les noms des consuls sont supprimés; on les rencontre seulement dans les inscriptions orientales. A l’époque de la guerre gothique (536) les inscriptions deviennent encore l'indice des dissensions et des désordres dont l'Italie fut le théâtre.

Les Goths ne nomment plus aucun consul, et l’on ne trouve plus que la note consulaire de Bélisaire: post consulatu(m) Vilisari VC (viri clarissimi); puis la formule post consulatum Paulini, selon les régions ou gouvernait l’un ou l’autre de ces personnages. On trouve ensuite les consuls Jean (538), Appius (539) et Justin (540); et, enfin, en 541, le consul Basile, avec qui se termine la série des anciens fastes consulaires.

D'autres indices chronologiques nous sont fournis par les noms des papes: ainsi, il n’est point douteux que les inscriptions papales nous

Figure 86. - Fragments de l’inscription damasienne du pape S. Eusèbe (cimetière de S. Calixte).

donnent au moins l’année de leur décès (1): une épitaphe du cimetière de $. Calixte indique la déposition du défunt sous Jules évêque; une autre sous le pape Libère. Il est donc clair que ces inscriptions remontent l’une au temps du pape Jules, l’autre à celui du pape Libère (2).

Il est plus difficile de trouver la date approximative d’une inscription quand ces indications font complétement défaut. On à recours alors

(1) Peut-être ne peut-on pas en dire autant de l'inscription du pape Pontien, retrouvée en 1909, ce pape ayant souffert le martyre en Sardaïgne, et son corps ayant été enseveli dans le cimetière de S. Calixte à Rome par le pape Fabien, une ou plusieurs années seulement après sa mort. |

(2) Notiones, Vol. II, pars 1, p. 17-18.

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