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CHAPITRE VI. - LES ÉDIFICES SACRÉS

pendant plusieurs années des meisons particulières pour les réunions liturgiques suffiraient à expliquer n'importe quelle ressemblance entre la maison et le temple. Mais il y à plus: la domus romana présentait une telle distribution des pièces et des appartements qu'ils étaient fort commodes pour l’usage sacré auquel les fidèles les destinaient.

Nous voulons parler de 14 maison du temps de l’Empire, quand, l'architecture grecque s'étant combinée avec la romaine, le tablinum et le péristyle furent ajoutés au simple atrium. C'était un salon quadrangulaire éclairé par une ouverture également quadrangulaire, au-dessous de laquelle était un bassin, l’impluvium. Tout autour se trouveit une

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Figure 8. - Plan du palais de Livie au Palatiu.

série de chambres formées par des cloisons perpendiculaires sur les côtés de l’atrium. Dans la partie antérieure, il y avait généralement un corridor extérieur appelé vestibulum qui menait à l’entrée. Au fond de l’atrium était la pièce la plus noble, pour le lit conjugal.

La première innovation fut d'ajouter à la partie postérieure de l’atrium le tablinum, un nouvel appartement où la famille se tenait retirée. A partir de ce moment l’atrium changea de destination, et fut reservé au culte et à la réception des clients.

Le tablinum fut bientôt divisé en trois parties; et, même avec cette nouvelle disposition, il parut insuffisant à satisfaire le nouveau goût des Romains en fait de maison. Horace nous dit qu'ils aimeient dès son époque à avoir une cour garnie de colonnes. On ajouta done au tablinum le péristyle, au fond duquel on mit quelquefois le triclinium ou salleà-manger. Telle est la disposition générale de la domus des temps impérlaux, mais on ne tarde pas à y apporter plusieurs changements. L’atrium fut parfois supprimé, et alors on construisit à côté du teblinum

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l2 basilique, salle qui servait pour traiter les affaires et rendre les jugements. Dans d’autres endroits l’atrium était double et le trichnium occupait l& place de la basilique. Ces changements ne dépendaient pas toujours du goût ou du caprice des propriétaires, mais de l’espace dont on disposait et du voisinage des rues. La figure 77 donne là reconséruction du palais des Flaviens sur le Palatin, d’après le dessin de S. Tognelli: on y peut remarquer, ainsi que dans les figures suivantes, les changements et les adaptations auxquels étaient sujettes les maisons romaines. Il ne faut pas croire que les demeures impériales étaient vrès

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Figure 79. - Plan d’une basilique antique.

différentes des autres maisons aristocratiques. On sait en effet que certains empereurs, sous prétexte d’étouffer des conspirations et des complots, massacraient ou bannissaient des familles entières pour se rendre maîtres de leurs palais ou de leurs villas qu'ils ne trouvaient pes indignes, à leur avis, de leur majesté impériale.

On comprend maintenant comment certaines habitations se prêétaient aux divisions entre les diverses catégories des fidèles, et à la séparation des deux $exes.

Si nous jetons un coup d’œil sur le plan d’une basilique chrétienne du vi ou v® siècle, nous verrons tout de suite le grande ressemblance entre elle et la domus romana. En voici un exemple à la figure 79.

1. ATRIUM. — Cour carrée entourée d’un portique. Il y à au milieu une fontaine ou cantharus, qui fait encore songer à l’impluvium. On l’appela aussi paradisus et il servit à isoler l'édifice sacré du lieu public et à contenir les pénitents.

2. NARTHEX. — Lieu destiné aux catéchumènes qui devaient sortir du temple après le ‘credo. En Orient, c'était une espèce de vestibule devant la façade de 14 besilique; dans les églises romaines il était la plu-

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