FIG, I J
BRONZE DE LA COL- LECTION DUTUIT.
nités, usage avec lequel la sculpture en marbre nous a déjà familiarisés. Les portraits idéalisés de la sorte sont assez nombreux parmi les bronzes comme parmi les marbres. Il en est de même des portraits d'empereurs en guerriers et en grands pontifes, et enfin des bustes.
La série des statuettes de genre n'est pas moins importante. Je range sous cette rubrique non seulement les scènes empruntées à la vie familière, mais encore certains sujets mythologiques traités avec fantaisie, tels que Silènes ivres, Faunes dansants, Bacchants et Bacchantes, Nymphes, Amours et autres motifs analogues qui n'ont plus dans Part gréco-romain qu'une valeur décorative, et qu'on aime à représenter pour amuser le regard par une attitude gracieuse ou piquante, par une expression plus ou moins comique. Le musée de Naples en possède une curieuse collection qui provient presque tout entière d'Herculanum et de Pompéi. Parmi ces figurines, les unes font corps avec quelque ustensile dont elles relèvent la banalité : c'est, par exemple, au pied d'un candélabre, un Silène assis sur un rocher, un enfant à cheval sur une panthère; ou bien, sur un couvercle de lampe, un enfant accroupi et qui embrasse une oie à l'étouffer; ou bien encore un Silène debout qui s'arcboute et se cambre avec effort pour porter au-dessus de sa tête un cercle de bronze destiné à recevoir et à maintenir en équilibre lapansearrondied'un vase (fig. 1 33). Les autres figurines de genre garnissaient les jardins et les péristyles. Elles étaient disposées au milieu des rocailles, des mosaïques et de la verdure, sur le bord des bassins et des cascades qui entretenaient dans les maisons une