‹ Manuel d'archeologie etrusque et romaineChapitre 110 sur 110 · FIG. 142. FIG · texte numérisé non relu

FIG. 142. FIG

COURSE DE CHARS PARODIE DE l' E N L È V E M E N T DANS LE CIRQ^UE. DE GANYMÈDE.

(Lampe du Musée Britannique.) (Lampe du Louvre.)

pas. J'en donne une ici d'après une lampe du Louvre : c'est la parodie de l'enlèvement de Ganymède.

Vases d'Aî^e^:(o^. — Sur l'emplacement de toutes les

I. Fabroni : Storia degli antichi vasi fittili Aretini. Arezzo, 1841. — Gamurrini -.Le Iscri:^ioni degli antichi vasi fittili Aretini. Rome, i85i.

LES CÉRAMIQUES

villes romaines, aussi bien en Grèce, en Gaule, quVn Italie, on trouve des fragments de poteries recouvertes d'un vernis rouge dont Papparence est celle du corail ou plutôt de la cire à cacheter. Beaucoup de ces fragments ont des dessins en relief. Ces poteries que, sur la foi de certains auteurs, on apptllc souYent Samiennes^ quoiqu^on n'en ait jamais trouvé de pareilles à Samos, ne sont que les contrefaçons communes et fabriquées partout, d'un genre de vases célèbres dans Pantiquité, des vases d'Arezzo.

Les vases d'Arezzo sont nombreux dans les musées et les éléments ne manquent pas pour les étudier. De plus, par une fortune rare, on a découvert à Arezzo même les ruines des fabriques qui les produisaient, et dans ces ruines on a recueilli, outre beaucoup de débris plus ou moins informes, une quantité considérable de moules et de cachets de potiers. Ces vases étaient, en effet, façonnés dans des moules. L'argile a été poussée dans une forme qui dessine exactement en creux le galbe extérieur du vase et les dessins à produire en relief. De là vient que les vases d'Arezzo présentent, en général, des formes simples, telles que celles du gobelet et du plat. Les reliefs qui entourent le vase ont presque toujours un caractère décoratif. Ce sont des bordures de perles et d'oves,des festons, des guirlandes de feuillage, des fruits, des animaux, des Amours et quelques petites scènes de danse, de chasse, de vendange ou de combat. La mythologie y tient une certaine place, mais seulement cette mythologie galante que nous avons déjà signalée dans les peintures de Pompéi et qui appartient en propre à l'école alexandrine.

îi(5 ARCHÉOLOGIE ETRUSQUE ET ROMAINE.

Le Style est franchement grec, si grec qu'on a peine à se figurer que ces objets aient été fabriqués au cœur de ritalic, au pied de PApennin. En Tétudiantde près, en remarquant combien le modelé des figures est arrondi et répond peu à ce qu'on peut attendre d'un travail en argile, en comparant surtout ces reliefs à ceux des vases d'argent repoussé dont nous avons eu l'occasion de parler plus haut, on s'est convaincu que les poteries d'Arezzo ne sont pas autre chose que des surmoulages de vases d'argent. Ce sont comme des épreuves à bon marché d'une vaisselle précieuse, fort recherchée à l'époque macédonienne, et ces épreuves ont pour nous d'autant plus de prix que les originaux sont perdus.

Les poteries d'Arezzo sont du i" siècle avant notre ère. La grande prospérité des ateliers locaux correspond aux cinquante dernières années de la république. Sous l'empire, la fabrication de^ vases à vernis rouge et à reliefs s'étant généralisée et propagée dans le monde romain, les contrefaçons font tort aux vraies céramiques arétines, lesquelles finissent par disparaître.

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