COMPARAISON DU DORIQ.UE GREC ET DU DORIC^UE ROMAIN
monuments de l'Attique. La colonne souvent n'est pas cannelée. Quand elle l'est, les cannelures montent si haut qu'elles gagnent sur le chapiteau et réduisent à une toute petite bande son ornementation. Les volutes ne présentent plus aucune de ces sinuosités qui les faisaient ressembler aux enroulements d'une étoffe moelleuse; elles sont unies par une ligne droite et leurs courbes ont quelque chose de la rigidité métallique.
Si l'architecture romaine a ainsi dénaturé ou achevé de dénaturer les ordres dorique et ionique, en revanche à Tordre corinthien elle a donné un développement et une magnificence qu'il ne connaissait pas encore. Le chapiteau corinthien classique, tel que nous le montre le monument de Lysicrate à Athènes est gracieux,
Romain. FIG. 63. Grec.
COMPARAISON DE L'lONICi.UE GREC ET DE l'iONIQ^UE ROMAIN.
mais un peu grêle et s'il convient bien là où il est, c'està-dire sur une colonne délicate et sous un couronnement léger, il n'en sera plus de même si vous augmentez toutes les dimensions. Le corps du chapiteau paraîtra maigre et dégarni. Aussi, quand les Grecs d'Asie