I. TEMPLES ET THEATRES
Temples. — Les plus anciens temples de Rome étaient bâtis sur le plan des temples étrusques, c'est-àdire qu'ils se composaient de plusieurs cellas contiguës s'ouvrant toutes du même côté sur un large portique. Tel était le temple de Jupiter au Capitole (fig. 69). Quand Rome se fut hellénisée, les architectes prirent les modèles de leurs temples, non plus en Etrurie,
mais en Grèce. L^aspectdes sanctuaires romains fut alors à peu près celui des sanctuaires helléniques, abstraction faite, bien entendu, des sanctuaires de Vesta, qui
par tradition devaient être ronds.
Comme Tarchitecture que la Grèce offrait à Timitation des Romains e'tait non pas seulement celle d^un siècle, mais celle de plusieurs siècles, il en résulta que leurs temples présentèrent des caractères bien différents. Les uns furent d^un style sobre, simple, et, par leurs proportions harmonieuses , rappelèrent Fart élégant des beaux temps : tel fut, à Nîmes, le temple élevé par les fils adoptifs d'Auguste dans la première année de notre ère, et connu aujourd'hui sous le nom de Maison carrée. Les autres furent de ce style riche et chargé d'ornements qui était celui de l'époque macédonienne. Le goût romain s'accommodait moins d'un art discret que d'un art opulent et surtout colossal. La plupart des temples dont les ruines se voient au Forum romain ou dans les provinces sont énormes, si on les compare à ceux d'Olympie ou de l'Acropole d'Athènes. Quelques-uns même, comme ceux de Balbek en Syrie, ont des dimensions gigantesques.
La polychromie des temples romains était d'une