‹ Manuel d'archeologie etrusque et romaineChapitre 7 sur 110 · FIG. 4. FIBULES · texte numérisé non relu

FIG. 4. FIBULES

(Musée de Bologne.)

tement ordinaire du costume en comportait plusieurs. Les types sont très divers (fig. 4) : l'arc auquel l'épingle est ajustée est tantôt un simple fil de bronze, tantôt une torsade, tantôt une feuille gonflée et façonnée en forme de gondole avec une ornementation

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on le maniait. On en pourrait citer beaucoup d'autres encore, les couteaux, les alênes, les scies à main, les têtes de lance, les pointes de flèche, les boucles de ceinturon, et surtout les seaux formés de feuilles de • bronze rapprochées et rivées avec un fond doublé, pour mieux résister au poids de Teau, et deux anses mobiles ajustées sur des points d'attache différents dételle sorte que lorsqu'on portait le vase les oscillations fussent toujours contrariées. Tout le détail de cette métallurgie est aujourd'hui bien connu grâce à la découverte faite à Bologne, en 1877, d'une grande jarre pleine de bronzes cassés, d'ustensiles inachevés ou manqués, de déchets d'atelier, et de pains de métal sortant du creuset. C'était évidemment le dépôt d'un fondeur. Ce dépôt pesait près de i,5oo kilogrammes et se composait d'environ 14,000 pièces, parmi lesquelles "se retrouvent tous les types déjà fournis par la nécropole de Villanova. Le nombre total des fibules s'élevait à 2,397.

La civilisation.de Villanova, à laquelle il est d'ailleurs impossible d'assigner une date, a été pendant longtemps florissante en Italie. Il va de soi qu'elle n'est pas restée stationnaire. Les sépultures trouvées aux portes de Bologne étaient placées de telle sorte, les objets exposés au musée sont classés de telle façon qu'on a pu sur le terrain et qu'on peut aujourd'hui devant les vitrines se rendre compte de la marche qu'elle a suivie^.

I. Les visiteurs du musée y trouvent un excellent petit volume (Guida del museo civico di Bologna), rédigé pour la partie antique par M. Brizio et qui fait connaître en quelques pages d'une lecture facile les différents groupes d'objets expo-

On distingue plusieurs périodes caractérisées chacune par des types particuliers de terre cuite et de bronze. A Pantique urne cinéraire surmontée de son écuelle retournée se substituent peu à peu des vases de formes plus variées et plus élégantes. Les dessins, au lieu d'être quelques bandes d'ornements géométriques au trait, sont

FlG. S' ' — FIBULES.

(Musée de Bologne.)

tantôt de larges rubans en couleur, tantôt des combinaisons de cercles, de croix, d'étoiles, de chevrons, serrés les uns contre les autres, creusés profondément dans la pâte et avec une régularité mécanique qui suppose l'emploi d'estampilles. Sur les vases les plus récents on voit des canards, des oiseaux, des cerfs, des chiens, des serpents et même des hommes ou plutôt des bonshommes.

sés et la place qu'ils occupent dans l'histoire de la civilisation italique.

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Les objets de bronze se transforment aussi. Les fibules deviennent plus grandes, plus riches, plus compliquées. L'arc s'épaissit, s'entoure d'ornements, se contourne en replis bizarres (fig. 5). Le rasoir en croissant est remplacé par un rasoir à lame allongée. Les bracelets se multiplient, bracelets à spirale et bracelets avec enchâssements de verre ou d'os. Il en est de même des grands vases de bronze, parmi lesquels on remarque surtout les seaux à double anse, et certaines boîtes cylindriques entourées et comme cerclées d'anneaux en relief, mais d'anneaux repoussés — ce sont les cistes à cordons ou à côtes (fig. 6). En même temps l'ambre et le fer sont de plus en plus abondants.

L'or et l'argent apparaissent.

Enfin on voit poindre des mo- ciste a cordons. tifs d'ornementation tout nou- (Musée de Bologne.)

veaux : sur un seau découvert

à la Chartreuse de Bologne se montrent les zones de figures et les animaux féroces ou fantastiques de l'art asiatique (fig. 7). Nous sommes au seuil de l'époque historique.

Tel a été dans ses grandes lignes le développement de la civilisation villanovienne. Mais ce que nous en avons dit ne s'applique guère qu'au pays bolonais où cette civilisation a persisté jusqu'au et même au iv« siècle, jusqu'au moment où l'Attique eut inondé de ses produits les côtes de l'Adriatique. Sur le versant occidental de l'Apennin, où nous savons que la civi-

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lisation villanovieiine avait pénétré, elle fut bien plus tôt transformée et arrêtée par le progrès d'influences

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