LUCIUS VERUS
(Louvre.)
prêt à commander, comme le Balbus d'Herculanum et le Marc-Aurèle de la place du Gapitole. Quant aux femmes, lesquelles n^ont pas de fonctions civiles ou militaires, elles sont représentées en matrones : telle est PAgrippine assise du musée du Gapitole (fig. 89).
Parmi les bustes, comme parmi les statues, on distingue les portraits idéalisés et les portraits ordinaires.
Les premiers sont assez rares. Vun des plus curieux est le buste de Commode, en Hercule, avec la peau de lion sur la tête et dans les mains (car le buste ne s^arrête qu^à mi-corps) la massue et les pommes du jardin des Hespérides. Les bustes non idéalisés sont de beaucoup les plus nombreux et les plus intéressants. Il nous en reste de presque tous les empereurs, des impératrices, de leurs parents et d'une foule de personnages connus et inconnus.
Certains d'entre eux, tels que ceux d'Agrippa, de Néron, de Vitellius, sont dans toutes les salles de dessin et je ne les reproduis pas ici. En voici trois que je cite parce qu'ils sont d'un caractère très différent et que par la pureté de l'exécution, par la vé-