CIPPE FUNERAIRE
( Louvre.)
pour leur style, qui est presque toujours insignifiant et se rattache au style banal des ii« et m® siècles ; c^est seulement pour les sujets qu^elles présentent. Ceux-ci sont de diverses sortes :
a. Les motifs de pure ornementation. Tels sont, par exemple, sur les sarcophages, les cannelures droites ou ondulées en S, les têtes de lion avec anneaux, les guirlandes^ et, sur les urnes en forme d^autel ou cippes, les têtes de bélier, les festons de feuillage, les fruits, les oiseaux.
b. Le portrait du défunt. Ce portrait est ordinairement un buste qui se détache du fond d'un médaillon, porté en Pair par deux génies volants, deux Victoires, deux Centaures ou deux Tritons. Les marbriers avaient dans leurs boutiques des bas-reliefs avec médaillons tout prêts à recevoir une figure, et dans lesquels la pierre avait été réservée pour être taillée, le cas échéant, à la ressemblance d'une personne déterminée. Parfois un même médaillon contient deux têtes, celles du mari et de la femme; parfois, au contraire, le mari et la femme occupent chacun un médaillon séparé. Les portraits en pied sont assez rares. Ce sont des soldats en armes ou des magistrats en costume officiel.
c. Sujets empruntés à la vie ordinaire. On représente souvent les occupations ou le métier du défunt. Un personnage de Pétrone, au moment de mourir, donne des instructions pour la décoration de son tombeau : « Je veux, dit-il, qu'on mette sur mon monument des navires voguant à pleines voiles et que, d'autre part, on me montre revêtu de la robe prétexte et assis à mon tribunal. » Il a été, en effet, magistrat et
armateur; cette flotte sera là pour rappeler Timportance de ses affaires. Sur le tombeau d^un habitant de Pompéi, Munatius Faustus, qui avait aussi fait le commerce maritime et rempli des fonctions officielles, on voit de même un navire chargé de marchandises et un biselliiim ou siège d^honneur. Le tombeau dit « du Boulanger » à Rome est célèbre. Plusieurs bas-reliefs y font voir toutes les opérations de la boulangerie, depuis la mouture du blé jusqu'à la mise en vente du pain.