DENIER DE POMPONIUS MUSA
Ceux de la gens Jimia présentent la tête de la Liberté ou bien un consul avec ses licteurs, ou bien le bonnet de la Liberté entre deux poignards, souvenirs des Brutus dont l'un chassa les rois et Tautre tua César. Enée emportant Anchise et le Palladium se voit au revers des monnaies de la famille Julia, qui prétendait descendre du héros troyen.
Les deniers d^argent sont frappés et non pas coulés comme les as de bronze, et ce seul fait implique une facture moins grossière. Mais le style est encore très médiocre. La gravure du coin a été faite sans la moindre délicatesse. L^empreinte est presque plate et le modelé sommaire, La FAusTULus. tête de femme casquée est d'un
profil vulgaire; l'œil, l'aile du nez, les lèvres sont marqués d'un trait dur et comme d'un seul coup de burin. Sur le revers, où les figures sont plus petites que sur le droit, la négligence est plus frappante encore.
Ce n'est que tout à fait à la fin de la république, vers le temps de César, qu'on rencontre quelques monnaies d'un beau style. C'est, du reste, le moment OQ la' plastique romaine approche de la perfection. Les Romains ont pris le goût des arts et ne se contentent plus, comme au in« ou au n*^ siècle, d'une image banale négligemment dessinée par un artiste grec de quatrième ordre. Les magistrats monétaires, qui sont de grands personnages et, comme tels.
des amateurs, s'adressent à de bons artistes et font frapper leurs deniers avec des coins finement gravés.