I. No 66i du Catalo':rue
rites funéraires sur la tombe d'un parent. Cette scène peut d'ailleurs se compliquer : ainsi, sur un le'kythos d'un beau style *, un Jeune garçon tenant une lyre s'avance auprès de la stèle, conduit par un personnage d'âge mûr vêtu d'une chlamyde sombre. La présence de l'âme du mort est indiquée par un curieux détail : une petite figure ailée (la <^^yyi ou l'eîSwXov du défunt), voltige auprès du monument, comme émue par les sons de la lyre. On sait déjà que le génie attique ne répugnait pas à traduire sur les stèles l'idée de la mort, mais avec une parfaite discrétion; les lékythos confirment le témoignage des stèles. Sur plusieurs vases, la morte elle-même semble recevoir les offrandes ; elle est figurée sous les traits d'une femme dont le visage est empreint de tristesse ; accoudée sur le dossier de son siège, elle est assise au pied de sa propre stèle, et paraît agréer les dons que lui apportent les vivants. C'est le sujet figuré sur un lékythos polychrome d'un style exquis^; la personne assise au pied de la stèle a la tête inclinée, le visage d'une charmante distinction de traits. Une femme apporte les offrandes et se retourne pour regarder une petite fille qui la suit.
La scène de la lamentation n'est qu'une variante de la précédente; elle montre les personnages groupés autour de la stèle, dans l'attitude de la tristesse, et, la main portée vers le front, faisant le geste consacré. Certains détails méritent d'être notés. Ainsi un vase .nous montre une femme agenouillée sur les detrrés de