‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 142 sur 157 · Diogène Laerce. VIII · texte numérisé non relu

Diogène Laerce. VIII

2. Cf. de Witte : Revue numismatigiie, tome IX, 1864. Médailles d'A mphipolis.^

NUMISMATIQUE ET GLYPTIQUE

IV. A répoque des dynasties macédoniennes, l'art monétaire, comme les autres arts plastiques, s'achemine vers la décadence. Les monnaies d'Alexandre et de ses premiers successeurs sont encore fort belles; celles qui sont frappées par Philippe Arrhidée, par Antigone, par Lysimaque sont encore dignes des beaux temps de

MONNAIE d'argent d'anTIOCHUS IV.

l'art grec. En Sicile, les monnaies d'Agathocle, de Nicétas et de Pyrrhus témoignent aussi du goût fin et pur qui s'est conservé par tradition. Mais les dynasties des Séleucides et des Ptolémées frappent des monnaies dont le style va s'altérantpeu à peu. Depuis Alexandre, l'usage s'est établi de faire figurer sur les pièce l'effigie du souverain, et les légendes du revers relatent avec prolixité les noms et les titres des princes : (Monnaie d'Antiochus IV : BAiiAEQ! AxMioxor 0Eor Kni4>ANors) . Infinimentprécieusespour l'histoire des dynasties grecques et pour l'iconographie des souverains, ces monnaies n'offrent plus qu'un faible intérêt pour l'histoire de l'art grec, et la décadence du goût ne se fait pas moins sentir sur les monnaies frappées dans la Grèce propre.

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