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LES BRONZES

Friederichs : Kleinere Kunst und Industrie in Alterthum. Die Broncen. — Cf. une très intéressante étude de M. Guillaume : La Sculpture en bronze, 1868. Cf. Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, de Cli. Daremberg et E. Saglio; art : Caelatura,

On sait déjà la place que Tart du bronze tenait dans la plastique grecque. Il a de tout temps été cher au génie des Grecs, et on le trouve représenté au début, dans les écoles de la Grèce orientale, à Samos, aussi bien que pendant la période la plus florissante. Les grands maîtres de l'art grec excellent dans Tart du bronze : comme Kalamis Agéladas et Kanakhos, Phidias, Polyclète et Lysippe sont des toreuticiens, et travaillent aussi habilement le métal que le marbre. Il semble même que certaines écoles, telles que celles d'Argos et de Sicyone, se soient vouées par tradition à

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Tart du bronze. Aux derniers temps de Thellénisme, sous les successeurs dWlexandre, cet art est exercé par des artistes d'une extrême habileté', et les bronzes de Pompéi et d'Herculanum, où l'on reconnaît le travail d'une main grecque, prouvent que les traditions d'école se sont conservées intactes.

Cette prédilection des Grecs pour l'art du bronze s'explique en partie par les qualités que commande le travail du métal, et qui sont de tout point conformes aux aptitudes les plus particulières du génie grec. Le bronze exige la netteté des contours, l'élégance parfaite de la silhouette, en même temps qu'il permet de donner aux figures plus d'indépendance et plus de variété ; les parties accessoires, telles que les supports, peuvent être supprimées, et, grâce à cet évidement, les contours acquièrent toute leur valeur.

On ne reviendra pas ici sur l'étude des écoles de fondeurs en bronze et sur les procédés primitifs employés, au début de l'art grec, dans les écoles orientales. Nous ne tenterons pas non plus de résumer les notions qu'on peut recueillir sur les grands bronzes, sur les chefsd'œuvre des toreuticiens, qui ont leur place marquée dans l'histoire de la sculpture. Nous n'envisagerons que les bronzes de petites dimensions, statuettes, plaques repoussées, objets mobiliers, armes, etc., tous ceux qu'on peut comprendre sous la rubrique « petit art et industrie ». Toutefois, si modeste que soit la destination de ces objets, ils n'ont pas seulement la valeur de documents précieux pour l'histoire de la vie antique ; ils offrent, le plus souvent, un sérieux intérêt pour l'histoire de l'art. Nulle part l'alliance entre l'art et l'in-

dustrie n'a été plus étroite que chez les Grecs ; ils n'auraient pas compris qu'on en parlât comme de deux choses distinctes.

Les objets de bronze offrent une infinie variété de destinations et de formes. Nous nous bornerons à signaler trois séries importantes : les statuettes, les objets d'ornement et les objets de toilette, parmi lesquels les miroirs occupent une place importante.

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