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sont d'ailleurs en parfait accord avec la destination des objets qu'ils décorent.
Fie. 137. — GANYMÈDE ENLEVÉ PAR I, ' A 1 s L E,
(Miroir grec à relief.)
3° Pieds de miroirs. — Depuis que les miroirs grecs ont été étudiés avec plus de soin, on a pu reconnaître que plusieurs statuettes de style italo-grec, déjà publiées, avaient servi de manches à des miroirs. La série de ces monuments s'est donc rapidement enrichie. Au point de
vue de Thistoire de Tart, ces figurines forment une suite précieuse. Les plus anciennes ont toute la raideur, archaïque et rappellent les figures ,''i^r:^^\ ^^ femmes qui ornaient le faîte du > \ temple d^Égine. L'une d'elles, qui
appartient à une collection privée d'Athènes, offre la représentation d'Aphrodite sous sa forme ancienne :
la déesse, étroitement serrée dans un manteau qui dessine le corps, les pieds joints, tient une colombe, et deux chimères aux ailes retroussées soutiennent le disque du miroir, Toute autre est la figurine que nous reproduisons (fig. i38) : le style a déjà toute sa perfection, et l'attitude droite du corps, les plis verticaux du costume, rappellent seuls le style sévère de l'époque précédente; deux Éros ailés supportent le miroir, sur les bords duquel court une élégante rangée d'oves*.
On ne saurait énumérer tous les objets de bronze qui constituent ce qu'on appelle la muséographie; nous signalerons pourtant les disques de bronze à gravures, encore fort peu nombreux, et qui ne doivent pas être confondus avec les miroirs. Le musée de Berlin enpos-
I. Cette figurine a été dessinée par M. Cliaplain pour paraître dans un ouvrage encore inédit de MM. Dumont et Chapiain, à qui nous devons d'avoir pu donner la gravure ci-jointe.
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FIG. Ij8.
MANCHE DE STRIGILE