‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 18 sur 157 · Pausanias : V · texte numérisé non relu

Pausanias : V

3. Il peut avoir été exécuté plus tôt : Pausanias dit seulement que les inscriptions en vers qui accompagnaient les sujets étaient empruntées au poète Eumélos^ qui llorissait vers la fin de la ix* olympiade (741 av. J.-C).

par exemple, TArtémis pcrsique. Le voyageur grec se demande pourquoi elle est figurée « avec des ailes aux épaules, et tenant d'une main une panthère, de Tautre

FIG. <J. ARTÉMIS PERSIQ.l)E.

(D'après un vase grec.)

un lion ». C'est un motif que reproduisent souvent les gemmes orientales et les bijoux phénico-grecs de Camiros, à Rhodes.

Quant au style des figures, on peut s'en faire une idée d'après les peintures céramiques des vnr et vu* siècles. Nous avons déjà cité les vases de Rhodes et de Corinthe; ceux de Milo n'ont pas moins d'intérêt. Les ornements sont encore orientaux; on y retrouve les bandes d'animaux asiatiques; mais les personnages qu'elles

LES ORIGINES DE L'ART GREC. i?

encadrent sont déjà les dieux helléniques sous leur forme grecque. On reconnaît, sur un vase de Milo, Apollon et Artémis, traités comme devaient l'être les personnages du coffre de Kypsélos ^

Dès la seconde moitié du vn* siècle, les écoles artistiques se constituent dans la Grèce orientale, et Part de travailler le métal prend un singulier développement. On n'en est plus à copier TOrient; Fart grec s'ingénie et devient personnel. Vers la xl* olympiade (ou dès la xx% suivant la chronique d'Eusèbe), Glaucos de Chio invente la soudure des métaux, et substitue un procédé nouveau à la vieille technique de l'assemblage mécanique; c'est celle que les Corinthiens employaient encore avant l'Olympiade xxxvni, lorsqu'ils exécutèrent pour les Kypsélides un colosse destiné à Olympie, fait de lames d'or battues au marteau et ajustées à l'aide de clous. A Chio également, les sculpteurs Mêlas, Mikkiadès et Arkhermos sont, dès le vii« siècle, les fondateurs d'une école qui se développera brillamment auvi'.A Samos, Fart de travaillera bronze fait de rapides progressons l'impulsion de Rhœcos et de ses fils Théodoros et Téleclès. Ces toreuticiens sont aussi architectes; ils commencent à Samos le grand temple d'Héra, dont les fondations exigent des travaux multiples, où se déploient les aptitudes variées de ces vieux maîtres. Dès le vn"= siècle, l'école des fondeurs samiens produit des oeuvres importantes; tel est le cratère d'airain dédié dans l'Héraion par les Samiens à leur retour de Tartesse (Olympiade xxxvii) ; il était orné de têtes de griffons en ronde bosse, avec trois

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