FIG. 11. — CHAPITEAU DE SEIINONTI
flG, 12. CHAPITEAU DU. TEMPLE d'ATHÉNA, A ÉGINE.
S4 MANUEL D'ARCHEOLOGIE GRECQUE.
en Asie Mineure, dans le temple d'Arlémis à Ephèse, construit par Khersiphron de Cnosse et son fils Métagènes. (Olympiade l, 580-577.) ^^ ^'^^^^ entendre par là que le temple d'Éphèse marque la date où sont fixées }ts proportions canoniques de Pionique, de telle sorte que ces deux architectes peuvent écrire un traité sur l'ordre qu'ils ont employé. Cette constitution définitive de rionique se place au milieu du vi"^ siècle, et le témoignage des auteurs montre qu'elle s'est produite en lonie.
La colonne ionique diffère essentiellement de la colonne dorique. Au lieu de porter directement sur le stylobate, elle repose sur une base qui comprend : un tore décoré de stries horizontales; une scotie ou moulure creuse; un second tore, ou quelquefois un rang de doubles anneaux. Cette base forme comme un coussin élastique, dont les moulures horizontales s'opposent nettement aux lignes verticales des cannelures du fût. Ces dernières sont plus creuses et moins larges que dans le dorique ; au lieu de se terminer par des arêtes vives et tranchantes, elles sont séparées par des baguettes plates. Le chapiteau dérive d'un principe rectangulaire. Il se compose d'une échine très diminuée, ornée d'oves et de rangs de perles, à demi cachée par les volutes qui s'épanouissent largement de chaque côté ; le tailloir, très mince, disparaît pour ainsi dire entre les volutes et l'architrave. Quelquefois un gorgerin, ou bandeau orné de palmettes et de fleurs d'eau, court au-dessous du chapiteau et termine la colonne.
L'architrave n'est plus unie, comme dans le dorique: elle est formée de trois divisions on faces superposées,
L'ARCHITECTUR E.
SS
de telle sorte que la seconde surplombe la première, et la troisième la seconde. La plus élevée se termine par un rang de perles, et se relie à la frise par une moulure décorée de rais de cœur, La frise est ornée d^une série continue de basreliefs, à l'imitation des édifices orientaux. Enfin le larmier tout uni protège Tentablement, et se termine par une cimaise décorée d'oves et de rangs de perles.
L'ordre rival du dorique prend naissance dans la Grèce orientale, et devient Tordre national des Ioniens, par opposition au dorique, qui domine dans la Grèce occidentale, où les — -' Doriens sont maîtres. Toutefois, les architectes du ternple d'Éphèse ne Tout pas créé de
CHAPITEAU ET E N T A B t E M E N T I 0 NI Q UE8.
toutes pièces; les éléments en existaient déjà, et les Ioniens les trouvèrent employés de longue date, lorsqu'ils s"'établirent en Asie Mineure. On ne conteste pas
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