II. — LES ANTIQUITÉS DE MYCENES, DE SPATA, DE RHODES
Le second groupe paraît appartenir à une époque plus récente. C'est comme une phase plus avancée de la civilisation dont nous apercevons les origines lointaines à Hissarlik et à Santorin.
L'acropole de Mycènes était déjà signalée à l'attention des savants par les sculptures de la Porte des Lions et par les ruines de murailles gigantesques. C'est là qu'en 1874, M. Schliemann commença plusieurs campagnes de fouilles, qui amenèrent la découverte de cinq tombeaux contenant un riche mobilier funéraire. Les trouvailles de Mycènes sont un vrai trésor. Les objets d'or, très nombreux, comprennent des plaques travaillées au repoussé, des couronnes, des coupes, des masques funéraires, imitant la figure humaine, et posés sur le visage des cadavres. Des armes, des objets de bronze, de cristal, d'albâtre, des pierres gravées, d2s fragments de stèles, complètent ce trésor, qui ne contient pas moins de 20,000 pièces. Le fer est très rare; les autres mctaiix retrouvés sont l'or, le cuivre et le bronze.
Certains objets trahissent une importation orientale évidente. Tel est le modèle de temple, orné de colombes, dont nous donnons le dessin; tels sont aussi de beaux vases en or, décorés de fleurs radiées et de lions d'un type conventionnel. On retrouve l'influence de l'Orient dans les plaques d'or estampées ou dans les
bractées qui étaient cousues sur les vêtements. Mais si Ton peut distinguer dans le trésor de Mycèncs des
FIG. I. MASQ^UE FUNtRAIRE EN OR, TROUVÉ A MYCÈNES
(Gravure extraite de l'ouvrage du D' Schliemann, Mycènes, publié par Hachette.)
objets de provenance phénicienne et babylonienne, importés par le commerce, le plus grand nombre est le produit d'une industrie locale et accuse un style encore
rude et imparfait. Tels sont les vases d'or, un grandi plastron de même métal, et les boutons d'or repoussé et ciselé, qui décoraient les objets de bois ou de cuir, comme les fourreaux d'épée .
Ces monuments offrent un système d'ornementation