‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 40 sur 157 · I. Paus., c. i · texte numérisé non relu

I. Paus., c. i

de Péphébie, qui n'était quMiie préparation aux devoirs de citoyen, à quel point les occupations extérieures étaient nombreuses ^ Aussi la maison grecque était-elle d'une grande simplicité et construite avec les matériaux les plus modestes. Les traces de maisons qui sont encore visibles à Stymphale en Arcadie, à Syracuse, à Athènes, sur la colline du Pnyx, montrent combien l'habitation privée du Grec était chétive. Le rocher aplani servait d'aire et souvent était utilisé comme muraille. Sur cet emplacement s'élevait la demeure ; le rez-de-chaussée était réservé à l'homme, le premier étage, ou gynécée, aux femmes; le tout d'une exiguïté singulière. Une ville grecque offrait donc un curieux contraste entre la splendeur des monuments publics et l'humble aspect des habitations privées-. C'est à une époque relativement tardive, et sous l'influence des mœurs asiatiques, que le luxe s'introduisit dans les demeures. Déjà Démosthène se plaint que les maisons des citoyens rivalisent pour la magnificence avec les édifices publics : « Ceux qui considèrent la maison de Thémistocle, celle de Miltiade et des autres grands hommes de ce tempslà voient que rien ne les distingue des maisons ordinaires... Mais, de nos jours, l'opulence des particuliers qui se mêlent des affaires de l'Etat est portée au point que plusieurs d'entre eux se sont fait construire des palais qui surpassent en beauté nos plus grands édifices 3. » Plus tard encore, à l'époque alexandrine, les raffinements apportés à l'aménagement de la maison

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