I. P. Girard : Bulletin de Corresp. hellénique
Fie. 44. HERA.
(Statue trouvée à Samos.)
LA SCULPTURE. i}9
le pourtour d'un autel, ils représentent Apollon conduisant le chœur des Nymphes, et Hermès suivi de Tune des Grâces (ou Kharites). Une inscription en pre'cise le sens : « Aux Nymphes et à Apollon Nymphégète, sacrifie les victimes que tu veux, mâles ou femelles, La brebis et le porc sont interdits : on ne chante pas de péan «.
Les progrès de Part se font sentir jusqu'en Macédoine. C'est à Pharsale qu'a été découvert, par M. Heuzey, le charmant bas-relief représentant VExaltation de la fleur \ Deux Jeunes filles semblent converser; Tune d'elles présente une fleur et un fruit à sa compagne, tandis que celle-ci, élevant dans sa main droite une fleur épanouie, paraît l'exalter et la glorifier. Sans vouloir préciser outre mesure le sens de ce gracieux dialogue, M. Heuzey croit que ce monument se rapporte au culte de Coré, la fille de Déméter, divinité qui représente dans la légende grecque la floraison éphémère et sans cesse renouvelée de la nature. Si l'on ne peut conclure à l'existence certaine d'une école de sculpture pharsalienne, il faut reconnaître que l'art grec avait acquis dès cette époque une grande force d'expansion : le bas-relief de Pharsale, qui semble appartenir à une école dorienne, montre que les enseignements des Sicyoniens avaient déjà franchi les frontières helléniques.
Les musées d'Europe possèdent des marbres qu'on serait tenté d'attribuer à la période que nous étudions ; mais il faut distinguer avec soin entre Tarchaïsme réel et celui qui est une pure imitation. A certaines époques,