‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 73 sur 157 · Pausanias, V, ii · texte numérisé non relu

Pausanias, V, ii

était assis dans une attitude calme et imposante, tenant d^une main la Victoire ailée, de Tautre le sceptre; il était vêtu d'un manteau qui dégageait Tépaule et le haut de la poitrine, et couvrait le bas du corps de ses plis d'or émaillés de fleurs; ses pieds posaient sur un tabouret orné de lions d'or et de figures représentant le combat de Thésée contre les Amazones, C'est l'attitude qu'a le dieu sur une monnaie d'Élide, où l'on retrouve une réduction authentique de l'œuvre de Phidias. Quant au type du visage, on connaît l'anecdote d'après laquelle Phidias se serait inspiré, pour le créer, de deux vers d'Homère ^ Il est certain que, le premier, Phidias imprima au visage du dieu ce caractère de beauté sereine et grave que reproduisent plusieurs bustes antiques, imitations plus ou moins fidèles du Zeus Olympien : il suffit de citer le buste d'Otricoli, au musée du Vatican, et le Zeus Verospi, qui se rapprochent le plus de l'œuvre de Phidias. Mais la copie la plus exacte nous est fournie par une belle monnaie de l'Elide : la chevelure, serrée par une couronne d'olivier, retombe simplement sur la nuque ; l'expression du visage est celle d'une majesté calme et pleine de douceur*.

L'Athéna Parthénos et le Zeus d'Olympie, au point de vue de la technique, se rapportent à la statuaire dite chryséléphantine, parce qu'elle emprunte ses matériaux à l'or et à l'ivoire. Ce genre de statuaire procède directement de la sculpture peinte ou polychrome, qui était

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