‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 74 sur 157 · Strabon, IX, p. 353; Macrobe, Satiirn. V, i · texte numérisé non relu

Strabon, IX, p. 353; Macrobe, Satiirn. V, i

2. Voir la restitution qu'a tentée Quatremère de Quincy : Le Jupiter Olympien. Cf. L. de Ronchaud : La vie de Phidias.

encore en vigueur au temps de Périclès, mais il en est la forme la plus riche. Les sculpteurs grecs savaient tirer de merveilleux effets de Tor et de l'ivoire; les tons chauds de Tivoire employé pour les parties nues donnaient à la statue une apparence de vie, et rendaient à souhait la coloration des chairs; quant aux ors, qu'ils fussent rougis, brunis ou verts, ils offraient d'étonnantes ressources de couleurs. Le goût moderne a eu quelque peine à admettre l'idée d'une sculpture polychrome ; la Renaissance nous a habitués à ne voir que des statues revêtues de la teinte froide et unie du marbre et de la pierre, et nous ne concevons guère cette alliance de la forme sculpturale et de la couleur, si chère aux Grecs. Il' faut cependant admettre cette forme de l'art, qui a produit des chefs-d'œuvre : on ne saurait appliquer à la plastique grecque les théories modernes qui séparent rigoureusement la sculpture et la peinture, et nos préjugés doivent plier devant les faits dûment acquis.

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