‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 89 sur 157 · Voir G. Treu : Hermès mit Dionysos Knaben · texte numérisé non relu

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Jeunes et gracieux sollicitent son inspiration; qu'il représente Eros ou Aphrodite, ou Déméter et Core', comme dans le groupe de la Katagoiisa, il recherche avant tout le charme de la forme plastique et Pexpression des sentiments délicats; on pouvait dire qu'il excellait surtout à rendre « les passions de Tâme*. »

Scopas et Praxitèle procèdent d'une même école ; aussi au temps de Pline on ne savait auquel des deux attribuer les statues des Niobides placées dans le temple d'Apollon Sosianus à Rome, où elles avaient été transportées d'Asie Mineure et dont les statues du musée de Florence ne sont que des copies. Stark a prouvé que ce groupe n'avait pu décorer un fronton, contrairement à l'opinion de Welcker*, mais que les statues avaient dû être disposées entre les colonnes d'un portique, de sorte qu'elles se présentaient isolément. Quel qu'en soit l'auteur, ce groupe appartient bien au genre de sculpture dramatique alors en vigueur. Dans l'attitude désolée de la mère, qui voit ses enfants percés par les flèches d'Apollon, dans l'expression effrayée ou suppliante des jeunes gens et des jeunes filles, tout est calculé pour obtenir un effet d'émotion. C'est comme le tableau final d'une tragédie.

Les sculptures de cette époque connues par les textes

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