‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 91 sur 157 · I. Tituli statiiarioritm sculptorumque, etc · texte numérisé non relu

I. Tituli statiiarioritm sculptorumque, etc

■1. Musée du Louvre et musée d'Athènes. Voir, pour ce dernier, BuU.deCorr.helL, t. II, pi. XII. Il en sera question plus loin, p. 23i.

Hors de l'Attique, on trouve un groupe important de sculptures qui offrent de grandes ressemblances avec les marbres du Mausolée, et qu'on peut rapporter à I^ même école; ce sont les marbres du tombeau d'Harpagos, général de Cyros, découverts à Xanthos en Asie Mineure par M. Fellows. Les principales figures, placées dans la salle lycienne du musée Britannique, sont au nombre de quatre et représentent des femmes drapées, de grandeur naturelle ; des emblèmes marins sculptés sur les bases les font reconnaître pour des Néréides. La décoration du monument comportait en outre des figures plus petites, et une frise où des hoplites ioniens et des Lyciens en costume national sont groupés dans des poses de combat. Les analogies de facture avec les marbres du Mausolée permettent de croire que ces sculptures relèvent d'une école de la Grèce propre.

A quelle période et à quelle époque faut-il rattacher la célèbre Vénus de MiloPSi Ton s'accorde à reconnaître dans le marbre du Louvre un des chefs-d'œuvre de la sculpture grecque, peu de monuments ont soulevé de plus vives controverses. Plusieurs érudits y ont vu une copie d'Alcamènes ; d'autres, avec plus de vraisemblance, l'attribuent à l'école de Scopas*. La date du

î. L'opinion qui fait de la Vénus de Milo une œuvre de l'époque romaine n'est guère soutenable. Elle ne s'appuie que sur un fait : on a trouvé, en même temps que la statue, une inscription du i" siècle av. J.-C, portant la signature d'un sculpteur d'Antioche du Méandre : ['Av/jjcavopo; Mr,vtSou [ 'AvTJtoxsÙ!; ànb Maiàv5po-j Î7toîr,(7£v. Or, il n'est pas prouvé que cette inscription ait appartenu à la statue.

V. Frohncr, Notice de la sculpture antique du Louvre, p. 1G8 et suiv.

iv« siècle convient bien, en effet, à ce style sévère et charmant, empreint d'une grâce originale et toute personnelle; on ne saurait ranger la Vénus de Milo parmi les répliques, plus ou moins convenues, qui se multiplient à rimitation de Praxitèle. La restitution de cette statue mutilée a été bien souvent tentée ; peut-être tenaitelle une pomme d'une main, tandis que de l'autre elle relevait la draperie qui couvre le bas du corps. M. Ravaisson pense qu'elle faisait partie d'un groupe représentant Mars et Vénus, et une longue série de monuments analogues donne une grande force à son opinion ^

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