‹ Manuel d'archéologie grecqueChapitre 96 sur 157 · II. ÉCOLES DE RHODES ET DE TRALLES · texte numérisé non relu

II. ÉCOLES DE RHODES ET DE TRALLES

Les sculpteurs de l'école rhodienne connus par les textes et les inscriptions sont fort nombreux. Les marbres épigraphiques montrent à quel point les Rhodiens tenaient les artistes en faveur, les accueillant avec honneur et leur conférant le premier droit de cité *. L'un d'eux, Charès de Lindos, avait exécuté le fameux colosse du Soleil, œuvre gigantesque qui trahit le goût pour le grandiose propre aux écoles asiastiques. Le chef-d'œuvre de l'école rhodienne était le groupe de Lao'coon et de ses fils ^, sculpté par Athénodoros et Agésandros. Cette œuvre, très admirée sous l'influence de Winckelmann et de son école, continue les traditions de Lysippe; le modelé des torses est très fini, et la science du nu est parfaite ; l'expression de la douleur physique et morale est poussée à l'extrême. Laocoon se tord dans les angoisses les plus vives, et ses fils épouvantés regardent leur père. Il était difficile à la sculpture d'aller plus loin dans la traduction de la souffrance; aussi le groupe du Laocoon a-t-il été le point de départ de la célèbre étude" de Lessing, où le critique allemand essaye de délimiter le domaine des différents arts.

A l'école de Rhodes se rattache celle de Tralles,

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