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les Grecs, qui désignaient ainsi un vêtement babylonien, remonte au moins jusqu’à l’époque de Gudéa. L’endroit de ce tissu de laine présente des séries de languettes juxtaposées et comme imbriquées par étages; le principe de la fabrication de la kannakès est le même que celui de la peluche ou du velours, seulement les mèches de laine sont plus longues et plus espacées. Ce genre d’étoffe, inventé par les Chaldéens, a persisté chez les Assyriens et les Perses : c’est ainsi que les Grecs l’ont connu et qu’Aristophane en parle dans sa comédie des Guêpes. Les vêtements de kaunakès se rencontrent fréquemment sur les monuments chaldéens, surtout sur les cylindres ou on les a pris, à tort, pour des robes en étoffe plissée et tuyautée.
Ils sont portés aussi bien par les femmes que par les hommes, ainsi que le prouvent le personnage barbu que nous avons reproduit plus haut (fig. 20) et une statuette de femme en albâtre qui a tous les caractères de l’art chaldéen contemporain des monuments de Tello (fig. 28).
La tablette du dieu Samas (fig. 29), trouvée à Abu-Habbu (Sepharvaïm) et datée du règne du roi babylonien Nabu-pal-iddin (85o ans avant J.-C.l, montre rapprochés les deux principaux vêtements chaldéens : celui qui était fait en kaunakès et celui d’étoffe unie, fendu sur le devant, que nous retrouverons fréquemment en Assyrie. Au surplus, ce bas-relief, si on l’étudie de près, nous
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