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ARCHEOLOGIE ORIENTALE.
nous montre une femme nue, les mains ramenées sous les seins comme l’Istar babylonienne; puis un homme, peut-être Bel-Marduk, vêtu de la robe chaldéenne à franges étagées. Plus loin, c’est un lion avec un anneau destiné à suspendre le bijou sorti du moule, une sorte d’autel, enfin les symboles planétaires qu’on rencontre sur un nombre illimité de monuments assyriens.
En glyptique, les graveurs héthéens se sont surpassés et montrés dignes de leurs maîtres ninivites. Gardons-nous de traiter avec dédain ces empreintes sigillées enterre cuite, ces cachets en pierres fines, ces cylindres dont lesinscriptions et les types ont excité seulement de nos jours l’attention des archéologues. Le sceau d’argent, aujourd’hui perdu, du roi Tarkudimme, porte une inscription bilingue, en hiéroglyphes héthéens et en cunéiformesassyriens. Un cylindre du Louvre, trouvé à Aïdill en Fig. I(52. — Cylindre héthéen .
Lydie, a pour sujet (Musée du Louvre.)
une scène de présentation à une divinité (fig. 162). Trois personnages marchent dans le même sens, la main sur la la bouche et munis du sceptre recourbé que nous avons
Tarit udim me (d’après Wright).
L’ART JUDAÏQUE
signalé sur les bas-reliefs rupestres de Iasili-Kaia; une grande table, soutenue par deux lions, est chargée d’offrandes. Vientensuite un génie assyrien à double visage, une divinité assise sur un trône et quelques figures secondaires. M. Heuzey1 a remarqué que si le sujet est presque entièrement assyrien, il s’y trouve pourtant un élément national : c’est la partie décorative du tableau. L’ornementation occupe, en effet, une place considérable sur la surface du cylindre; elle se compose d’une double bordure d’entrelacs et d’enroulements symétriques, qu’on ne rencontre que dans les monuments de la glyptique héthéenne.