‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 103 sur 425 · CARICATURES ET PARODIES \'M · texte numérisé non relu

CARICATURES ET PARODIES \'M

lenant un j,'obelet ' ; ji^este de convention, car l'ex])ression c>t triste et j)ensivc. Par la suite, on préférera le type du gisant, les mains écartées pour une prière, comme dans les mosaïques chrétiennes de iabarka qui ne nous concernent plus — un spécimen n'est repro- <luit plus loin que comme document sur le costume.

>; \'II. — Ci ricat lires et parodies.

Il est surprenant que la boullonnerie n'ait pas envahi davantage la décoration ; c'est un fait que, pour leurs demeures, les Romains préféraient les scènes d'une haute tenue ou même d'un accent mélancolique ; les joyeusetés restaient dans les lisières de la mythologie. Silène surtout prête à la farce ; rien de plus drolatique que le vieux satyre monté sur un âne qui s'entête à ne point démarrer, bien qu'Aegipan lui tire l'oreille et qu'un faune le bourre de coups de poings '-.

Les l'iros apportaient une note gaie, mais non triviale ; encore leurs ébats couvraient-ils des zones secondaires et des frises étroites. On eu peut dire autant des thèmes caricaturaux (Helbig, 1527- Ij'iVj, attendu qu'ils ont presque uniquement des nains pour acteurs 3 j mj très petit cadre convenait à des personnages ^ gros comme le poing » — leur nom l'indique — , les Pygmées. La tradition littéraire, reconnue exacte, les localisait en Egypte ; l'art alexandrin les a consacrés.

Ce sont des grotesques, à tète trop forte, aux jambes grêles, et de corps boursouflé, mais ils sont agiles, malicieux — et licencieux — coranic des singes. Ils fraient avec les animaux ; armés du bouclier et de la lance et panachés comme des héros illustres, ils se mesurent avec les grues et les coqs ; l'issue est incertaine : il y a des pertes des deux côtés. Nous assistons au grouillement de leui*s villages; ils vivent ^ans des huttes à toit de paille, se prélassent ^ous des tapis tendus qui leur servent de tente. CoilTés de bonnets pointu.s, d'un rouge vif comme leurs tuniques, ils vont cueillir des fruits et reviennent la perche à l'épaule, alourdie de deux corbeilles ou de volatiles capturés ; ils banquettent, étendus, parfois en compagnie de leurs femmes ; mais les naines sont moins

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