‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 105 sur 425 · PAYSAGES PE TEHRE ET DE MIR · texte numérisé non relu

PAYSAGES PE TEHRE ET DE MIR

lit

«jiie le ^rancl roi juif de tlisliii^Hicr la vraie mère de la l'aiisse fli^. il i . haiis une autre pochade on devrait reconnaître le fondateur !e la nioiiaichie é{,'yptienne, Menés, parodié en py*^mée, poursuivi j)ar ses chiens et proté'^é par un crocodile qui le porte sur l'autre rive du lac Moeris : là il élève la ville de Crocodilopolis et ft^nde le culte de Taninial qui Ta sauvé '.

Même l'histoire nationale n'a pas échappé à la parodie : ce bien à longue queue, hollé, cuirassé à la romaine, avec le manteau rouge, qui a sur lépaule im autre chien et en tire par la main un troisième, coilFé du bonnet phrygien et tenant le pedum, c'est Knée suivi d'Ascagne et portant son père Anchise Jlelbig, 1380 -. L'histoire de Jonas revêt aussi à Foccasion une forme comique -^

Ajoutons que quelques animaux ont été présentés dans les occupations des hommes et vêtus comme eux Ilelbig, 1518-1554).

i; \'1II. — Paysages de (erre cl de mer.

Les documents réunis et classés par M. Roslovtsew ' ont ipporté la preuve de quelques faits essentiels, jusqu'alors en partie discuté^. Les (irecs, et les Romains à leur suite, n'entendent pas omme nous le paysage. La nature les séduit peu, considérée en elle-même, création spontanée, remplie de silence et vide de population. S'ils la remarquent et en jouissent, c'est que la main de l'homme s'y est fait sentir, l'a façonnée, transformée au goût des occupants. Le paysage antique est, dans une large mesure, un j)roduit de Part des jardins (/o/?/'a) : jardins où la prairie n'apparaît (|ue si des troupeaux en font un pâturage, où manquent à peu prés la plante basse et le bosquet, où l'arbre lui-même, peu encombrant, semble avoir pour fonction de mettre en valeur et d'encadrer les monuments de pierre. Bref, le paysage antique est le plus souvent •«ubordonné à l'architecture. Aussi l'être humain le complète ; des mimaux s'y montrent, mais rarement sans l'homme. Les reliefs de '«tue nous avaient déjà laissé entrevoir ces traits fondamentaux. Deux courants se sont rencontrés dans ce domaine artistique.

1. \\'icdemann, Worhenschrift fur kl.issische Philolorjic. l'.'ll, col. I06-19S.

Page 1