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4. Die hellenistisch-n'imische ArcliilehlnrlaïKlschnff illom. Millh., XW'I 191 Ij. p. 1-185,. Nos rrfércnccs dans !'• ff'vt'' H . cuire paicnthéses, renvoient i ce Iravail.
Le goût hellénistique y introduit de préférence les édifices de culte, les enceintes sacrées, les personnages accomplissant un sacrifice, et, dans un ordre d'idées plus profane, le motif idyllique, le tableau pastoral. — Le goût latin incline au réalisme ; dans l'art <( historique » il faisait entrer le détail exact, fidèlement transcrit ; nous relevons ici la même tendance, et il se peut que le Ludius ou
Fig. 415. — « Marine », genre campanien.
Studius de Pline, longtemps considéré comme le créateur du type de tableaux représenté pour nous par les scènes de l'Odyssée, de l'Esquilin, n'ait eu qu'une initiative bien plus modeste : il aurait dépouillé la paysage de son caractère idéal pour Tindividualiser ; il aurait, par exemple, brossé sur commande le panorama d'une villa donnée.
Les vues de mer témoignent du même esprit : l'Océan ne frappe point cette société gréco-romaine par sa puissance, ses colères.
PAYSAGBS HE TERRE KT DE MER 1 i',ï
l'énigme de ses nuances, de ses retlets changeants ; on ne montrô qu'un tout petit coin de Méditerranée, un |,'olfe, une anse, qu'emplit le cortèp^e envahissant des divinités marines, ou bien — dans une lutre note — qu'animent les pêcheurs dans leurs bar(|ues, qu'entourent les quais alTairés d'un port, que bordent les bâtiments, rendus avec conscience, d'un grand domaine riverain (lîg. 415) *.
Deux mosaïques d'Kl-Alia ^ sont très représentatives de cette con- (^eption singulière. Dans l'une, la nier n'est indiquée que par un grand nombre de lignes, rigoureusement parallèles, en dents de scie minuscules ; dans leurs embarcations, les mariniers préparent les rets et les pièges, brandissent le harpon ; et les poissons garnissent tout le champ, en rangées régulières, sensiblement égau.^ par la taille, malgré le soin qu'a pris l'artiste de préciser les espèces et d'alTirmer son érudition zoologique. Dans l'autre ouvrage, toute l'attention est prise par des pêcheurs halant leur filet et par les huttes de paille des esclaves. De même, dans une mosaïque du Vatican ^, ce qui attire l'cvil, c'est l'élégant profil d'une sorte de gondole à baldaquin.
Un spécimen bien typicjue, mais en triste état, de paysage du deuxième style est la frise jaune de la maison de Livie au Palatin (R., j)l. i-in). Le peintre a réalisé un tour de force en donnant une impression de nature véritable dans un ton unique, en négligeant les lignes du terrain, même lorsqu'il suggère une étendue liquide, et en juxtaposant sans vraisemblance les éléments divers qu'il a réunis. Les perspectives sont en gros satisfaisantes et l'éclairage cohérent ; les ligures ont un tel mouvement qu'elles fixent avant tout le regard, et le distraient du reste, à part les grandes constructions disséminées comme au hasard. Point n'est besoin de décrire à la file toutes les scènes de ce panorama ; les mêmes thèmes s'y répèlent, difTérents si on les compare, identiques par le souvenir qu'on en conserve. Ce sont, à plusieurs exemplaires, des bâtisses toutes en longueur, se reliant à une sorte de tour ronde, massive, et accostées d'un jardin dont les arbres verdoyants laissent leurs branches déborder sur la silhouette des murs ; des scholae dessinant une courbe harmonieuse ; de spacieux portiques en demi-cercle; des colonnes-piliers ou simples bases, portant des