Mau, Poinpei^ p. 196, lig
AMMAIX 151^
ïj I\. — Amniaur.
Nous eu avons vu beaucoup à propos des scènes de chasse, par exemple, du mvthe d'Or[)hée,du paysajje * ou des tableaux de j^i^enre ; mais dans le présent para^^'aphe ils deviennent premiers rôles, el non plus motifs secontlaires. Ils sont, en somme, dessinés avec (dresse — les modèles hellénistiques foisonnaient el en traduisaient bien, outre le type physiijue, le caractère et le tempérament. Cependant les artistes d'époque romaine, loin de copier toujoursservilement, savent observer ; la preuve en est dans le talent si sûr dont les mosaïstes d'Afrique, plus limités en leurs moyens que les peintres, ont souligné la performance des chevaux du Maghreb -. Ils visent même au portrait, en particulier pour les bêtes de course qui ut remporté la victoire, et dont ils inscrivent les noms ■^ ; les che- \aux vainqueurs sont d'habitude affrontés deux par deux, attachés par le licol à un poteau où sont: lîxées les palmes ; ils ont la tête surmontée d'un panache, la queue enrubannée, ou bien un (iénie plane nu-dessus de chacun d'eux, déployant une guirlande à lemnisques "*. Cn mosaïste singulièrement inspiré en a rattaché quatre par une léte unique ^. Ce quadrupède est présenté plus rarement isolé dans la fresque ; à la villa de Pola *", une tête de cheval, d'un style très naturaliste, fait une tache blanche sur un fond marron.
Il y avait d'autres lauréats que ceux du cirque ; les sanglants combats de coqs remplissaient d'aise les anciens. Un peintre a exprimé fort joliment la morgue et la furie de ces volatiles "^ :. pendant que deux d'entre eux se narguent, un troisième, déjà mort, it sur le sol, et son vainqueur s'éloigne fièrement, la palme au bec.
Au seuil des maisons, la verve des mosaïstes s'amusait, et l'idéeremportait parfois sur l'exécution : témoin ce chien à l'attache,. oreille> dressées, gueule menaçante et prêt à bondir, dont l'attituderend superflue l'inscription (^ave canein ^. On comprend moins le sens d'une autre composition qui se trouvait dans le prothyron de
1. Kcui'ies (le Ponij>cianu> ; cf. ci-tles.sus, p. 1 i9, noie 'J.