‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 118 sur 425 · VIE PUBLIQUE ET PRIVÉE · texte numérisé non relu

VIE PUBLIQUE ET PRIVÉE

CIIAPITIIK PllEMIKll

LK CULTK

SoMMAiRF.. — I. Le> prêtres. — II. I..es ccrémonies du culle. — lil. I..e niaté- 1 il! lies temples. — IV. Le culte privé.

Nous avons déjà été amenés plusieurs fois à parler de la relig^ion romaine, des dieux, des cérémonies du culte, des éditices, temples ou chapelles, où il se célébrait. Il nous faut revenir ici sur ces (jueslions, nîai> en nous plaçant sous un autre point de vue : en les considérant, non point dans leurs relations avec l'architecture, la sculpture ou la peinture, mais dans leurs rapports avec la vie publique ou privée des Romains.

Tous les actes cultuels accomplis en des lieux sacrés se nommaient sacra. I^taient-ils le fait d'un particulier opérant pour luimême, pour sa famille, en l'honneur des dieux protecteurs de la gens, ils relevaient des sacra privala: les sacra /xihtica, au contraire, se faisaient aux frais de ITltat, soit par l'intermédiaire des magistrats, soit par celui des prêtres du peuple romain.

J^ !'■'. — Le< préircs.

Les prêtres du culte public se rêpartissaient en un certain nombre de collê^'es. Les quatre plus importants étaient, on le sait, le collège des pontifes, celui des au^aires, celui des Vil viri epulones, celui des W rin sacris facinndis ', ils sont symbolisés suiles monnaies et le> niominients p;ir des attributs invaiiables : le sini/)u/nm. pour les pontifes ; le lit uns, pour les augures ; la patère,

M.vMF.i, riAHrm'iOi.oaiK iuimaim . — II. 11

pour les VII viri] le Iripus, pour les XV viri K On verra par ce qui va suivre que ces attributs répondent à leurs fonctions propres.

Pour les aider dans Taccomplissennent de leur mission, ils avaient à leur disposition tout un personnel inférieur, esclaves publics ou hommes libres: lictores et vialores, qui faisaient écarter la foule devant eux et leur servaient d'escorte ; calatores^ qui transmettaient leurs ordres ; viclîmarii^ qui s'occupaient des victimes destinées aux sacrifices ; tihicines, qui les assistaient dans les cérémonies en couvrant tous les bruits de mauvais augure. Une place à part doit être faite dans cette catégorie aux camilli et camillae - qui paraissent si souvent dans les représentations de scènes religieuses : jeunes enfants de naissance ingénue et appartenant d'habitude à des familles aristocratiques ; les bas-reliefs (fig. 70, 342 et 436) nous les montrent debout près de l'autel, tenant en mains la patère, le vase aux libations ou la cassolette à encens ; les garçons sont vêtus d'une tunique serrée à la taille, les filles de la slola: ils sont jeunes, gracieux, soigneusement coiffés, pleins d'élégance.

l*' Pontifes. — Les pontifes jouaient, sous la présidence du ponlifex maximus^ chef du collège, un rôle considérable dans la religit)n romaine.

Ils n'avaient point de costume sacerdotal caractéristique ; sur les monuments ils figurent en sacrificateurs, la tête voilée, et précédés d'un assistant qui porte la hache (sacena) ; on voit, sur un fragment de l'Ara Pacis Augustae, un personnage ainsi représenté, qui occupe le milieu de la composition (fig. 329). Au revers de certaines monnaies impériales, la dignité pontificale de l'empereur, dont la tête occupe le droit, est rappelée par la présence de la sacena à côté d'autres instruments de sacrifice ■^.

Pour accomplir les rites matériels du culte, les pontifes avaient à leur disposition deux catégories de prêtres, les flamines et les vestales '^.

Les flamines étaient attachés chacun à un dieu spécial. Les trois principaux : flamen Dialis, flamen Marlialis, fîamen Quirinalis^ appartenaient à la catégorie des flamines majeurs : le premier, prêtre permanent de Jupiter, le dieu du Gapitole, le second, de

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