Cf. Saglio, dans le Dicl. des Ant., au mot C:imilli
3. Cohen, Monn. imp., I, p. 7 et suiv., n"' 2, 3, 4, 21, 49, 50.
4. Cf. JuUian, dans le Dict. des Ant. de Saglio, au mot Flamen.
LES l'KKTRES
.Mars, raïu-i'lrc de Ht^iiie, le Iroisième, de l^Uiiriniis, le dieu éponyriie du (^>uiriual, appartenaient seids à la caste patricienne ; les llamines mineurs étaient pris parmi les plébéiens.
Comme Idus les autres prêtres, les flamines j)ortaient la to«;e prétexte, mais une prétexte d'un ^'^enre parlirulier, sur la l'orme de laquelle on est assez mal renseij,'né et cjui s'appelait Lieun : elle était faite de la laine tissée par la femme même du llamine. <>)uel(pies-uns y voient une sorte de manteau, mis en double pardessus la tof^e et attacbé aux épaules par des libules ; mais les monuments ne nous montrent rien de tel : le llamine y parait toujours avec la tog^e seule. Le bas-relief auquel nous avons déjà fait allusion à propos des pontifes (fij,»-. 3 '29) montre à gauche deux llamines ; la tête est couverte de la coill'ure caractéristique nommée nlho- (julerus, sorte de bonnet élevé en forme de mitre, taillé dans la fourrure d'un animal immolé tt non mort naturellement, retenu sous le menton par des jug^ulaires et surmonté d'un apex, c'est-à-dire d'une ba-
,,.,,,.. , rig. 424. — Flaminique.
g"uette de bois d olivier, entourée a sa base,
à l'endroit où elle sortait du bonnet, d'un disque assez grand *.
La ba<,'uette d'olivier était, elle-même, enveloppée entièrement d'un lil de laine qui formait à l'extrémité une espèce de houppe {apiculumj.
Le Hamine avait encore, comme attributs, le couteau à sacrifices [secespitn) et une baf,'-uette nommée coninietnculiuu^ dont il se servait pour écarter la foule sur son passage lorsqu'il allait sacrilier ; on la voit sur le fragment de VAra Pacis Angusfae déjà cité.
La femme du llamine, la llaminique, portait aussi un costume distinctif. (Jn sait par les auteurs que sa coilFure formait un tutu lu s ^ c'est-à-dire que les cheveux étaient tressés et ramassés sur la tête en forme de cône, les tresses enveloppées de bandelettes qui servaient à les maintenir. Nous n'en possédons pas de représentalions probantes pour les llaminiques de liome; mais on peut y siipph'er grâce à un bas-relief de Ni mes, qui nous a gardé le portrait dune llaminique de cette ville (lig. \2\ - : au-dessus de trois