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Principal répertoire : les Monumenta Pompeiana

LES SURFACKS l'I-IMES 9

ol (jui proiliiisit des chefs-crd'uvre, rillusiration des manuscrits. Notre connaissance de la miniature romaine se réduit presque à rien *, et les plus anciens ouvragées conservés datent des tout <lerniers temps de l'Empire. Le Chronoqraphe de 354^ fait pour les lils de Constantin, nous est même parvenu en copies de très basse époque et bien plus faibles que Torij^^inal, qui fut exécuté à Home par un artiste oriental, mais dans la tradition hellénistique ^. On y retrouve, encadrant des compositions pittoresques (les Moisi et <les allé^-^ories ( les \'illes,) les architectures fantaisistes du dernier ^tyle pompéien. Pompéiens aussi, par le style, l Iliade de Milan et le Virgile du Vatican; le goût alexandrin y est très sensible; les costumes des iii^'-iv^ siècles y abondent. Mais les détails de facture, certains procédés techniques font en réalité de ces ouvrages, et de la Genèse de \'ienne, des prototypes byzantins. D'autre part, les ligures peintes du manuscrit célèbre de Térence, malgré le contexte, ippartiennent à l'art chrétien.

ij II. — Les surfaces peintes.

Les Grecs et les Romains ont, comme nous, peint sur des matières très diverses ^ : quelquefois directement sur la pierre; peut-être sur ardoise, si ce détail est vrai d'un « portrait» de Cléopàtre pro\enant de la Villa d'Hadrien, qu'on ne connaît plus que j)ar une vieille gravure *, et s'il faut voir une œuvre antique dans la célèbre « Muse » de Cortone, dont nous reparlerons ; plus fréquemment sur marbre, surface favorable grâce à son beau poli — c'était la matière de fond de certains monochromes retrouvés en (^ampanie, un à Pompéi, cinq dans une luxueuse demeure d'Herculanum, sortes de camaïeux, prenant l'aspect de dessins au crayon rouge, avec ou sans retouches en jaune ; on s'accorde à les consi- «lérer comme des copies romaines très soignées d'œuvres hellénistiques ou même plus anciennes ^. Ce procédé s'inspire de la déco-

1. N. KondakfilT, Histoire de l'art byzantin considéré principalement dans les miniatures, trad. Trawinsky, Paris, I (1><86), 'é"», p. 65 cL suiv.

2. .1. Slr/yjrowski. Die Kalenderhildcr des (Ihronoijraphen vont Jahre S-')'i ErifanziUKjsheft I. zum Jahrh. des Inst.), licrlin, 1888, gp. 8".

3. niiimiicr, Technoloffie, IV, p. il't et suiv.; Wormann, Malerei, p. 90 et <iii\-.

i. Gusnian, \'ilta de Tihiir, p. 'Jls, ji^'. 315.

5, C. Hobert, Hall. Wincfielmannsproffr.. XIX (1^95), XXI-XXIII (1897-fM»\ XXIV (]*M)^ : 1'. (iusmaii, Her. de l'art anc. et mod., 1909, II, p. 117-128.

10 I. LA FKINTURr:

ration des vases à fond blanc ; il est purement ^a-ec, comme les sujets traités, et ne semble pas s'être beaucoup maintenu dans la suite des temps. Nous ne voyons pas non plus que les Romains se .soient volontiers approprié une autre méthode hellénique : la peinture sur argile, pour offrandes votives à bon marché. D'après les textes, des portraits furent exécutés sur ivoire ^.

De la peinture sur verre - nous avons quelques rares échantillons très précieux : un fragment de médaillon de Pompéi ^ ; des vases trouvés en Algérie '* ; d'autres provenant de Gaule : vase de Nîmes, vase de l'raillicourt (Ardennes) — qui a dû disparaître dans la destruction du musée de Reims par les Allemands en 1914 — ; vase du Piémont, au musée de Turin ; vases des musées de Cologne et de Bonn "', ce dernier gardant ses couleurs moins éteintes grâce à la superposition originelle d'un vernis. Voilà des lieux de trouvailles bien dispersés ; mais l'analogie des sujets a permis de rapprocher la plupart de ces exemplaires d'un vase trouvé à Kertch qui, daté au plus tard du milieu du i®'' siècle avant notre ère, reste assez étranger au monde romain. Ce sont tous, très probablement, des produits grecs d'exportation, mais d'époque indécise. L'archéologie chrétienne, qui doit faire une si large part à la verrerie, ne connaît qu'un nombre infime de verres peints, et encore de date très basse (iv®-vi® siècles apparemment) ^'.

On a peint beaucoup sur toile — tel le Néron de 120 pieds de haut, qui brûla — et sur volets de bois, mais ces matières fragiles résistent si peu à l'action du temps que nous n'en aurions plus de souvenir palpable sans les portraits, conservés dans les sables du désert égyptien. Les bois employés étaient le tilleul, le cèdre, le sycomore ; on en faisait des planchettes très minces (1 centimètre au plus), les fibres étant d'habitude disposées verticalement. Les portraits sur toile venus jusqu'à nous sont plus rares ; ils se retrouvent surtout dans lés momies d'enfants. Toujours, du reste, un apprêt s'interposait entre la couleur et son support. Sur

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