G. Spano, Nolizie degli Scavi, 1910, p. 382, fîg
4. riérou de Villefosse, Bev. arch., 187 i, I, p. 281-289, p\. vin-i\.
5. A. Kisa, Das Glas ini Allertiime, Leipzig, 1908, 8", p. S 18 et suiv. ; p. 847, fig. 313.
6. H. Leclercq, Manuel d'nrcfiëol. chrét., Paris, 1907, 8", II, p. 496 et suiv, fig. 332 et suiv.
LES SURFACES PEINTES 1 l
le b()i=i, celait la creluln de Pline, mélaii^'-e de craie cl de colle ^ 'U bien de colle et île jj^ypse calcaire, une sorte de ciment à prise iapide. La toile était montée sur un cadre carré et recouverte d'une line couche de stuc ; dans certains cas, on collait plusieurs loiles l'une sur l'autre.
Pour la peinture murale, on revêtait d'abord le mur d'un enduit, (ectorium '. Sur sa composition nous avons des données théoriques chez les auteurs. Selon la recette de Pline, la paroi doit recevoir trois couches de chaux et de pouzzolane, et deux couches de chaux et de stuc marmorin. \'itruve demande un premier badig^eon grossier^ puis trois couches de chaux et pouzzolane, trois de ciment marmorin. ' 'hacune s'applique pendant que la précédente est encore humide; les trois premières principalement doivent former une masse vraiment compacte. En réalité, il y a quelque flottement clans l'application de ces rè^^les ; le détail varie dans le temps et dans l'espace : pour une seule localité, on distingue plusieurs méthodes d'une maison à l'autre ; dans la même villa près de Pola '-, l'enduit a fresque change suivant qu'il couvre l'extérieur des gros murs, l'intérieur des log^is ou un simple colombage. A Dièlos, le stuc, de chaux et de marbre pilé, forme une couche superficielle de 2 à 5 millimètres, qui repose sur une ou plusieurs couches de mortier ; un autel porte 12 couches successives ^. A Pompéietà Rome, dans les bâtiments de bonne construction, les lits de mortier sont supprimés, mais ceux de sable et de stuc constituent un revêtement moyen de 7 à 8 centimètres.
Dans les provinces, on ne craignait pas d'étendre un enduit sur iin simple treillis de roseaux ; c'est ce qu'indiquent les stries semiylindriques et verticales marquées sur des quartiers de mortier retrouvés à Cherchel, qui étaient coloriés sur la face opposée ■*.
L'épaisseur de l'enduit dépendait de la matière du mur. Ainsi on dut la réduire dans les catacombes ^, dont le tuf granulaire peu résistant supportait mal le poids d'un revêlement trop lourd. Peutêtre y eut-il d'abord des accidents ; des fragments de peinture se
1. .Tardt'-. au iikjI, dans Saglio, Ijir(. îles Anf. Nous complétons ici nos indications du l. I, p. 30 et suiv.