C. 7. /.., IX,l-i6ô; XII
9. Ihill. arch. du Comité, 1915, p. 118 (insciiplion seule). 10. Ibid., 1911, p. 115, n" 16 (id.).
LES l'HÎTKKS 17^)
Rappelons aussi que, sur un des autels qui ornent latlique de l'arc rOranp^e, se remarque un bas-relief analoj;ue à celui que nous avons si«;nalé sur le temple de X'espasien à Uome li^'. 307) ; ce (jui a fait émettre la supposition assez jjratuite que le monument .IV. lit été élevé par un prêtre '. .
Nous avons fait allusion plus liant au costume et particulièrement à la coifTure des llaminiques municipales.
Prêtres des cultes étrangers. — 11 faut, pour être com[)leL, j)ar- 1er en linissanL des prêtres attachés à ces nombreuses relij^ions étrangères, surtout orientales, qui prirent un si grand développement dans toutes les villes du monde romain au ii^" et au ni'^ siècle de notre ère ; mais la pauvreté des documents ligures que nous possédons à leur sujet ne permet pas de traiter la question longuement. Il suffira de rappeler quelques monuments.
Les prêtres de la Mère des Dieux portaient le nom de galles ; leur chef, celui d'archigalle; L'un d'eux est représenté par un basrelief - trouvé aux environs de Lanuvium (fig. A'^'2). Le costume et les insignes sont caractéristiques. La robe à manches longues est sernée aux poignets ; la tête, coilfée à la façon des femmes, est surmontée d'une couronne ornée de trois médaillons ; celui du milieu donne l'image de Jupiler«Idéen, les deux autres, d'Attis. Un voile, posé sous la couronne, retombe sur les épaules ; des bandelettes encadrent la figure et descendent très bas sur la poitrine ; des perles sont attachées aux oreilles ; un collier, en forme de serpent, et un pectoral qui contient une autre figure d'Attis dans un petit êdicule, complètent la parure. La main droite du prêtre tient une branche de grenadier, dont le fruit symbolise la fécondité ; la main L^anche porte une coupe pleine de fruits parmi lesquels on distingue la pomme de pin consacrée à Cybèle. Sur Tépaule gauche s'appuie un fouet à-trois lanières garnies d'osselets, avec lequel les galles se fustigeaient; dans le champ du rtilief sont sculptés (Tautres objets çidtuels, des cymbales, un tambourin, des tintes et la ciste cylindrique, « chAsse des mystiques symboles qui ne se révèlent (pi'aux seuls initiés •* ». L'apparence de la ligure est franchement féminine ; n'était la forme indubitablement masculine de la poitrine, on dirait une prêtresse, non un j)rêtre '.
1. K>|>«-i iiiniicii. lins-reliefs th' lu (i.iiile, I, p. 19s et l'Ol. 'J. Heiuach, licliefs, III, |). 207, I ; Sa^lio, Dicl. îles .In/., li^. -^ifia. 3. Sur ce nionumciil cL les aiilres repré.senl.itions qu'on poul eu r.ipprorlicr, voir (liiiillot, Le culte de (h/l)rle, p. 'i'i'» et suiv.
i. C. I. L., VI, 223:5 ; Saglio, op. cit., lijf. ><15 et lUne.
Sauf cet aspect efféminé, les prêtres cappadociens de Bellone nous apparaissent sous un costume assez analog^ue. Tel est le cas, du moins, d'un cistophorus de^e Bellonae, sur une pierre funéraire
Fig. 432. — Galle.
Fiii. 433. — Prêtre de Bellone.
Fijr. 43-4. — Prêtresse disis.
de *Rome (fig. 433). Le personnage porte deux haches de la main gauche ; de l'autre il élève une branche de laurier ; sa tête est ceinte d'une couronne de feuillage du même arbre avec des cabochons.
IIS CFRKMOMKS Df ClI.Tr:
De pari el (raiilrc île la Icle |icn(loiil des baiuleiettes; le roii est c Jitouré d'un collier iniilaiil un serpent.
Les servantes d'Isis, les initiées à ses mystères, les prêtresses iipurent sur quelcjues stèles de l'époque romaine ; elles s'y présentent avec le vêtement des danjes du temps, mais tiennent en nain, comme la déesse elle-même, le sistre et un petit seau {siluhi . L'une d'elles ((ig. -434) ' est emeloppée d'une sorte d'étole qui devait être un insii^ne relifrieux : cette êtole s'enroule autour du corps, passant sous le bras droit à hauteur du coude ; les deux extrémités se y roisent sur l'épaule g^auche d'où elles retombent, l'une dans le dos, l'autre sur la poitrine : elle était ornementée de croissants et ! étoiles. La coill'ure de la prêtresse, très di^ne de remarque, se compose d'une série de nattes juxtaposées, qui encadrent le haut (lu Iront, comme nous l'avons déjà noté pour les vestales. Audessus s'étale une couronne de cheveux, au sommet de laquelle -e dresse un croissant surmonté d'un objet où l'on a voulu voir une tleur de lotus. ^^
On a découvert en Tunisie limage d'un homme, debout dans une niche, dont le vêtement olFre à peu près la même particularité. Il est enveloppé d'une jL^rande écharpe, richement brodée d'ornements en forme de S, qui fait le tour du corps et descend, parlevant, jusqu'au genou. La main droite est chargée d'une grappe le raisins, la main gauche dune colombe, ce qui semble le désigner comme un prêtre de la déesse Caelestis -.
Parmi les nombreux bas-reliefs relatifs au culte de Mithra, aucun le nous a conservé le souvenir d'un prêtre ; mais l'un deux nous met en présence de ces initiés qui portaient le nom de certains anini iiiv Nous en avons donné jjIus haut p. 582) la description.
ï; 11. — Les ccrcmonie.s du ciilfe.
Le culte romain, couime toutes la^ religions, se conijiosait de prières et de cérémonies, >urtout de sacrifices.
Des prières nous avons peu de choses à dire, cai- le sujet lelève plus des témoignages écrits que des monuments figurés ; ce sont les
1. AincIunK. Sciilpt. des Vutik., II. pi. S2 ; Sajclio. oji. cil., (i^. 'il(»5. *2. Autres ropiéscnfat ions de prrhcs ou prrtioses dlsis dans Allmann, (iralhilliire, p. 2^f> et suiv.
Mamki. it ah< HÉoi.oriiK momaim:. — II. 12
auteurs ou les inscriptions qu'il faut interroger pour connaître le rituel \ Nous rappellerons toutefois que Ton possède quelques images de fidèles en oraison. On sait que les anciens, pour prier, élevaient les mains vers le ciel, verticalement, jusqu'à hauteur de la figure, de telle sorte que la flexion du coude formait un angle droit, tandis que les chrétiens, comme le prouvent de nombreuses peintures des catacombes, écartaient les bras du corps et les étendaient dans une position presque horizontale. Quand la prière accompagnait un sacrifice, il était de règle de tenir Tautel tant qu'elle durait, et, lorsqu'on avait terminé, d'approcher la main de la bouche pour envoyer un baisera la divinité: geste qu'on avait coutume de répéter toutes les fois qu'on passait devant un temple ou quelque lieu sacré. Pour ces marques de piété le fidèle restait debout. La supplicatio, par contre, se faisait souvent à genoux : on se prosternait devant le dieu, on lui baisait les pieds et les mains ; on heurtait du front le pavé du sanctuaire. Cette forme de dévotion venait de l'Orient ; elle était ignorée de l'ancien culte romain.
Le sacrifice, au contraire, appartenait essentiellement aux traditions religieuses de Rome. Elles en connaissaient de deux sortes : les sacrifices sanglants et les sacrifices non sanglants.
Ces derniers consistaient en off'randes des produits de la terre ou de l'industrie domestique : prémices des moissons et des fruits, mola salsa, dont nous avons parlé à propos des vestales, aliments, gâteaux, vin, lait caillé, parfums. Les divers présents étaient répandus en tout ou en partie dans la flamme allumée sur les autels et par là détruits au profit de la divinité à laquelle l'hommage s'adressait. Ce genre de sacrifice portait le nom de libatio. On ne compte pas les bas-reliefs religieux, historiques, funéraires oià cet acte est représenté ^.
Le sacrifice sanglant était l'oblation et la mise à mort d'animaux, variant suivant les dieux ou les déesses honorés. Nous avons déjà parlé au livre II des diverses phases des sacrifices romains à propos des monuments qui nous en ont conservé le souvenir ^. Nous rappellerons seulement que, par une première opération, on choisissait la victime. Cela fait, on la parait en vue de la cérémonie. On dorait les cornes; on entourait la tête de guirlandes