Ihid., VIII, 6981 et
M.VTÉRIEr, DES TEMPLES \SÏ>
déposées par l.i piété des lidèles, soit pour obtenir les faveurs des dieux, soit après les avoir obtenues et comme ex-voto : statuettes représentant la divinité honorée dans la ccl/a ou même d'autres, dons symboliques, épis de blé en or, fruits en métal, en marbre ou eii pierre, animaux en terre cuite, victimes à bon marché, destinées à remplacer celles qu'il était d'usa«j^e d'immoler, bas-reliefs votifs ou peintures relatant des miracles opérés par la j)i'oteclion céleste, rej)résentalions de membres ou départies du corps guéris. Plusieurs chambres, dans chaque enceinte sacrée, étaient réservées à l'exposition et à la conservatiori des présents ; les murs étaient g"arnis de rayons où on les tlisposait et de clous auxquels on les suspendait. Leur nombre s'accroissait si rapidement, surtout dans les lieux de j)èlerinag-e un peu courus, qu'il fallait, de temps à autre, faire de la place pour les nouveaux venus et cela sans rien détruire ; car un objet offert à un dieu était chose sacrée. Lors donc que la place venait à manquer, les prêtres entassaient les offrandes devenues encombrantes soit dans le sous-sol du monument, dans des caveaux préparés à cette intention {favissae), soit dans des tranchées c{u'ils faisaient creuser aux environs ; la présence de ces dépôts permet bien souvent, autant que les ruines actuelles, de déterminer l'emplacement des temples antiques. Xous ra[)pellerons, pour nous limiter à quelques exemples caractéristiques, qu'en 1870, en avant de la porte San Lorenzo, à Rome, on a découvert plusieurs centaines de terres cuites, de vases étrusques ou italo-g"recs, de statuettes de bronze, de fragments cVaes rude, le tout à côté d'un temple d'Hercule; ce dépôt remontait au vi*' siècle de Rome ^ A \'éies, les abords du temple de Junon ont rendu un nombre incalculable d'ex-voto ; on les avait accumulés dans la vallée où ils forment une colline que les amateurs d'antiquités exploitent depuis plusieurs siècles ; les fouilles les plus récentes ont fourni plus de i.OIH> fragments : tête de la déesse voilée, bustes, masques, bras, poitrines, membres de toute sorte, torses, jambes, femmes allaitant des enfants, animaux divers, fruits, etc. '^.
Mêmes constatations pour le temple d'Esculape de l'île Tibérine, à Rome ^. L'ne des favissae qui est située sous les dépendances de l'église Saint-Jean-Galybite contenait un grand nombre d'objets deterre cuite, têtes et bustes d'hommes et de femmes, jambes et