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bras ; un autre dépôt considérable a été retrouvé sous les nouveaux -quais du Tibre à rextrémité du pont Fabricius ; cinq ou six cents €X-voto de terre cuite 'provenant de là sont dans les greniers du musée des Thermes, et ce n'est, dit-on, qu'une faible partie de ce qui a été recueilli. La plupart nous offrent l'image de membres ou d'organes du corps humain. « Aucune collection, écrit M. Résilier ', n'est aussi riche que celle du sanctuaire d'Rsculape au
musée des Thermes. Des mains, des pieds, des seins de femme sont figurés isolément. En général les mains votives étaient faites pour reposer à plat sur une tablette ; un seul côté, la partie supérieure le plus souvent, est modelé avec soin et l'on en distingue nettement les articulations ; l'artisan n"a fait qu'indiquer sommairement le contour et les grandes lignes de l'autre. Les pieds sont nus ; quelques-uns s'appuient sur une sorte de sandale ou de semelle... Les seins de femme ont la forme de demisphères coupées par une surface plane. Dans les têtes séparées la partie antérieure est modelée avec soin, les traits du visage ont une expression assez personnelle, mais la partie postérieure est plate ou grossièrement arrondie. On devait les fixer le long des murs : la plupart sont creuses et percées en arrière d'un trou par où passait un anneau de suspension. Outre les têtes entières, il y a des demi-têtes : la partie droite ou la partie gauche figure seule, terminée brusquement par une surface plane : les fidèles qui les ont offertes ne souffraient que d'un côté. Il faut citer aussi des masques creux, des yeux détachés, des oreilles, des bouches même. Les organes génitaux masculins sont reproduits avec une exactitude réaliste. Des objets plats et elliptiques, de grosseur variable,
Fig. 439. — Ex-voto. Intérieur de corps humain.