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327,45 gv
(fig. 355). Le fléau de rinslrument, qui a la hauteur d'un homme, repose sur un grand trépied où il s'appuie à sa partie centrale; dans un des plateaux, celui de gauche, sont entassés des poids circulaires superposés ; dans Tautre, des corbeilles remplies de petits pains -.
Pour les objets moins pesants on se servait de balances plus petites (libra) ; les fouilles de Pompéi en ont fourni de nombreux exemples ; mais on en a trouvé aussi un peu de tous les côtés ; il n'est pas de musée de quelque importance qui n'en possède des spécimens.
Il en est des deux sortes. Tantôt les deux bras du fléau sont égaux comme dans nos balances usuelles. En ce cas, chacun d'eux est muni à son extrémité de chaînettes soutenant un plateau (^lanx) ;
1. Le point, signe représentatif de l'once, étant remplacé sur les monuments par un des trois signes indiques dans la troisième colonne, il en est de môme naturellement pour tous les autres poids multiples. Ainsi, au lieu de ', povn- le sexlans, on peut trouver :: ou = ou ^,
2. Monumenti, II, pi. iaiii; Saglio, op. r/7., lîg. i'iTO. Cl", plus haut, I, p. (577.
MESURES PONDERALES
sur l'un on plavail 1 objet à pesLM-, sur l'autre les poids (lij;'. 524). Tantôt, au contraire, les bras sont inéj^aux. Au bras le plus court (jagum on suspendait l'objet, soit posé sur un plateau retenu par des chaînettes, soit relié à un crochet ; sur le bras le plus Ion»;-, marijué tle divisions égales, on faisait y;lisser un peson (aequipondium; ; une fois l'équilibre établi, suivant que le peson était plus ou moins éloiy^né du crochet de suspension, on constatait le poids exact de l'objet sur l'échelle graduée du lléau. C'est le procédé qui caractérise actuellement encore les balances dites « romaines ». On leur donnait spécialement le nom de « statères ».
Une balance découverte à Porto d'Anzio, actuellement conservée au Cabinet des médailles \ fournit un spécimen remarquable de balance ronTaine(Iig^,493).