‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 188 sur 425 · A' ,1 N -IL · texte numérisé non relu

A' ,1 N -IL

A l'une des extrémités du lléau est suspendu par une chaîne un disque oij sont lixées trois autres chaînes qui supj)ortent le plateau de \

pesée. .\u centre du ;^ j

disque existe une cinquième chaîne, garnie

dun crochet ; il servait à attacher les objets, au cas où Ton ne voulait pas les déposer dans le plateau. Les deux crochets supplémentaires qui pendent sous le lléau, du même côté que le plateau, ne sont pas, comme on pourrait le penser, destinés h supporter des objets à peser, mais des crocs de suspension, de rechange, si l'on peut dire : en modifiant le point d'attache du lléau, en le rapprochaiU lU en l'éloignant de Textréniité libre de la lige, on modilie l'équilibre de la stalère et par suite sa puissance de pesée; c'est une favon d'éviter un allongement ou une diminution de longueur du lléau. De là la forme, imn point arrondie, mais polygonale, donnée ludit lléau el son aménagement en pliisioiirs

1. Habelon-HIanchcl, lironzes <U; lu liiltl. .\;il., p. «iiS.

MaSIKI. I> AKCUKOLOGII: noMAIMi. — II.

l'ip. 49.'i. — Balance de Poito d'Anzio.

surfaces planes, trois ou quatre, sur chacune desquelles on pouvait inscrire une graduation différente et fixer un crochet spécial. Par exemple, sur Tune des faces on portait des indications allant de I à VI livres, sur la suivante de VII à XX ; ou encore on marquait d'un côté les chiffres I à X avec des points intermédiaires pour les demi-livres, de Tautre les dizaines de XI à XXXX avec des V entre chaque dizaine ^ Pour la balance d'Anzio, trois des faces du fléau portent des indications numérales : l'une montre les chiffres I, II, m, la seconde les chiffres IIII àX, enfin la troisième les chiffres

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F'ig. 494. — Fléau de la balance précédente.

X, XX et XXX. Suivant le poids du corps soumis à la pesée, on choisissait pour suspendre la romaine le crochet correspondant à la graduation convenable (fig-. 494),

Il arrivait, d'ailleurs, que les deux procédés fussent combinés sur le même instrument. On connaît un certain nombre de balances construites comme des balances à plateaux qui portaient de plus, sur un des fléaux, un curseur mobile ; le fléau était, en outre, marqué des divisions habituelles ; il était donc possible de se servir des deux modes alternativement : avec le curseur la balance devenait une romaine, sans le curseur elle était utilisable comme balance à plateaux ^. Le musée de JNaples, celui de Berlin et le British Muséum possèdent des modèles de cette sorte.

1. Cf. Michon, loc. cit., ITI, p. 1228 avec les notes et fig". 4478.

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