VI. VÉHICULES TERRESTRES
aux brancards que les leclicarii soutiennent à la force des bras ou de l'épaule, des deux au besoin, car un autre anneau, à Textrémité d'un des brancards, permettait de faire passer une courroie. L'armature était en bois, recouvert d'un placage de bronze ciselé, avec incrustations d'argent. A Tinlérieur, les coussins et couvertures devaient être disposés comme sur un lit.
La chaise à porteurs (sella gestatoria) est plus légère que la litière; on s'y asseoit au lieu de s'y étendre. Aussi est-il plus facile de la fermer complètement, quitte à laisser seulement deux ouvertures latérales, devant lesquelles des rideaux se tirent à volonté. Une statuette de Pompéi (fig. 518) ', malgré son dédain des proportions, car on dirait une chaise pour enfants, en donne une idée approximative.
1. D'après von Rohden, Bie antihen Terrakotten, Stuttgard, 1 (1880), f",
pi. XXXVIII, 1.
CIIAIMTIIK MI
BATEAUX DE (iUEKUE ET DE COMMERCE
Dans les chose» de la mer, les Komaiiis n'ont été que des élèves, longtemps même un peu dédaii^neux : ils ne se mirent à équiper des Hottes lie g^uerre que sous la pression de la nécessité, et, pour la marine marchande, ils laissèrent le champ libre à des populations plus commerçantes, qui, du reste, tôt ou tard, leur furent asservies. On tient pour assuré que les bateaux romains étaient copiés sur ceux des rivaux ou des ennemis : Carthage et la Grèce ont fourni des modèles, pas très différents sans doute; les termes que les auteurs appliquent à la marine romaine sont ceux-là mêmes qui avaient cours chez les Hellènes. Après la lîn des guerres puniques et la soumission de TEspaj^^ne, de la Grèce d'Europe et d'Asie, les Romains renoncèrent, autantque possible, à construire eux-mêmes leurs iîoltes ; ils imposèrent aux cités alliées une contribution en navires et admirent en foule les éléments étrangers dans les équipages et leurs états-majors.
Quels étaient ces bateaux, il n'est point aisé de le dire. En elfet, c'est sous la République que les escadres, aux prises avec de véritables puissances navales, comprirent de nombreuses et fortes unilés. Sitôt conquis tout le bassin de la Méditerranée, la marine d'Etat, n'ayant plus à praticjucrla grande guerre, garde un rôle de police, protège la navigation en général, convoie des bâtiments de charge, remplit quelques missions administratives. Les grands vaisseaux deviennent inutiles; on en conserve très peu, et la plupart des bateaux sont de type réduit. Or, c'est du jour où limpor- (ance des Hottes s'amoindrit que les documents ligures, peintures, mosaïques, reliefs surtout, nous renseignent ; rien de pareil sous la République'. Nous ne répéterons pas ce qu'exposent en détail
1. Voir. rnclTet. W . W. Tavw, Journ. nf Hell . Sliid., WY [\00b , p. 137-156, 204-23*.