‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 223 sur 425 · Mausolée de Sainl-Rémy [ihid., p. 3S · texte numérisé non relu

Mausolée de Sainl-Rémy [ihid., p. 3S

3. Colonne Trajane (ibid.,, p. 330); colonne Aurélienne (ibid.. p. 293): colonne Antoninc (ibid., p. 291) : colonne de Tliéodose (i7)tJ.,, p. 103).

4. Arc d'Orange (p. 200 : détails peu distincts) : arc de Septime-Sévèie {ibid., p. 258); arc de Constantin (ibid., p. 240): les sculptures datent du n* siècle et proviennent d'un arc tlu temps d Hadrien. Voir plus haut, p. 051- S52.

CASyUE

l.e casque romain galea, cassis ûlail de bron/e dans rarméc de Servius ; on allribue à Camille l'introduction du casque de fer; mais Polvbe ne parle que de casques de bronze lorsqu'il décrit l'armement légionnaire. Parmi ceux (|ue les fouilles nous ont

{Ok^

Mp. 52». -- Casque* romains, '«^qucde Jail. — 2.,Casque(jrjptcrbiirken. —3. Casquede Nicdcrbiber.—

4, Casque à ai^'rette.

^du.^, et qui sont d'époque postérieure, il y en a de l'une et de

autre matière; mais le fer domine, sauf pour lescasques d'apparat.

^n galea se compose essentiellemcnl, el «;ous sa foiiue la plus

' Cf. S. Reinach. dans le Dict. des Ant. tir Siiglio.II, p. 1429.

312 Mil. ARMKMENT ET ÉQUIPEMENT MILITAIRES

simple, d'une calotte lisse [cudo), épousant la forme de la tête. La majorité des casques fig^urés sur la colonne Trajane, comme sur la colonne Aurélienne, comme aussi de ceux qui ont été retrouvés, sont surmontés à la partie médiane dun appendice, un bouton saillant avec œillet, qui servait à suspendre le casque en y passant une courroie. On en a découvert à Jart, en Vendée, un spécimen très bien conservé (fig*. 524,1)^ : la calotte de bronze est renforcée extérieurement de quatre cotes saillantes, deux arrivant au niveau des tempes, deux autres descendant perpendiculairement aux premières, vers le front et vers la nuque ; c'est une disposition que montrent assez fréquemment les représentations de la colonne Trajane. Pour les corps ou pour les gradés qui avaient droit à un panache, ce bouton était remplacé par une tig^e saillante où il s'engageait.

A la calotte s'ajoutait, pour protéger la tête par derrière, un couvre-nuque, tantôt peu développé, comme sur le casque de Jart^, tantôt descendant assez bas et touchant aux épaules : c'est le type que présente une coiffure découverte à Osterburken ^ (fig. 521,2), qui serait un casque de cavalier auxiliaire.

Par-devant, pour fortifier le bord antérieur et mettre la figure à l'abri des coups d'épée, était attachée, à la hauteur du front, une pièce de métal, soit fixe, soit mobile ; dans ce dernier cas, elle formait une sorte de visière, qui se rabattait. On la distingue très nettement sur le casque d'Osterburken, déjà cité, comme aussi dans lereprésentations figurées.

Les casques perfectionnés possédaient des couvre-joues (bucculae), pièces de métal, entourant les deux côtés de la face, plus ou moins complètement. Tantôt les oreilles étaient entièrement recouvertes, de façon à être protégées, sans pourtant que l'ouïe fût gênée ; un casque de fer, provenant de Niederbiber •*, permet de saisir nettement cette disposition (fîg. 524,3); tantôt elles restaient en dehors de la jugulaire, ainsi qu'on peut le remarquer d'une façon constante pour les combattants des colonnes Trajane et Aurélienne. Quand les Z^ucciz/f'^e étaient très développées, elles ne laissaient guère de libre que la place de la bouche, du ne/

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