CUIRASSE "US
Kiilin la ii'isla^ au liûu ilêlrc diriji^éc crarrlère en avanl, vers le front, pouvait être disposée de g^auche à droite, courant d'une tempe à l'autre. \'égèce at'lirme en deux endroits que les centurions portaient dc^ cn'stae transversae, couleur blanc d'ar{j;ent, pour se faire reconnaître plus aisément de leurs lioninies i^voir notre lig-. ôi'l, 2).
i; 11. — Cuirasse *.
La cuirasse (jue les soldats romains portaient à l'époque républicaine nous est mal connue; on a dit, à cause de la formation même du mot lorica, que ce devait être une cotte faite d'une série de lanières de cuir découpées se superposant Tune à l'autre. Polybe ^ nous apprend que, de son temps, les léj,^ionnaires complétaient leurs armes défensives par une plaque d'airain de la lar^-^eur d'un empan (0 m. *23y, en tous sens, « qu'ils niellaient sur la poitrine et nommaient xapotoz<jÀa; » ; elle était fixée d'une. façon quelconque au vêtement. Il ajoute que ceux qui possédaient plus de mille drachmes s'entouraient le corps dune colle de mailles. C'est ainsi que se présentent à nous les soldats lij;urés sur les rares monuments que nous avons ^^--ardJs de l'époque républicaine, le tombeau des Jules, autant qu'on peut en ju^^er en l'étcit actuel du monument, et surtout Tautel d'.Vhenobarbus (lig. 526.1).
Pour la période impériale nous sommes bien renseignés.
La lorica de cuir était encore usitée à celte époque ; on la voit sur la colonne Trajane portée par les auxiliaires el certains cavaliers : elle olîre l'apparence d'une cotte unie, avec échancrures sur les épaules et à la hauteur du ventre. .\Liis on rencontre sur les monument*^ honorifiques ou funéraires d'autres sortes de cuirasses.
La première a été dési*^née par les modernes, faute de dénomination ancienne, sou'^ le nom «le lorica se(jmenl;t(;t. Les représentations des colonnes Trajane el Aurélienne, comme aussi des découvertes heureuses faites dans les ruines dc^ camps romains, tout spécialement à l'emplacement de l'ancienne ville de Carnuntum •*, permettent de se rendre compte assez exactement de la
\. Cf. Saglio, Dict. des Ant.. II. p. l'Ui cL sui\., au nml Lorici : von ' >r«»IIer, Der rom. Limes in Oeaterreich, II, p. Hj rt siiiv. ■1. VI,2;i.
'S. Von Grollcr, lue. cil. (essai de reconstilulion, p. 96, uolie li^, 527,3).
contexture de cette armure. Elle se composait de quatre plaques incurvées de fer, dont deux, juxtaposées, couvraient la poitrine, les autres le dos. Celles de derrière étaient réunies ensemble par des charnières, celles de devant par des courroies engagées dans des boucles à ardillons [Cig. 5*27, 1, 2 et 3) ^ Au-dessous, à partir
Fii»-.
— Loricns egmeniata.
des pectoraux jusqu'à la ceinture, une série de bandes de Ter, larges de 0 m. 05 à 0 m. 06, entouraient le corps : elles se recouvraient
1. D'après la colonne Trajane etja rcconstilulion de von GrollcM*.
r.UIUASSK
léj;èrement Vune Taulre et étaient reliées chacune à la voisine \)i\r des rivets de bronze. Comme les plaques des pectoraux et du dos, ces bandes semblent avoir été articulées à la jiarlie postérieure et pourvues il'a^'rafcs à la partie antérieure. D'autres bandes analogues, au nombre de trois, (juatre ou cinq, de même largeur et de même épaisseur, couvraient chaque épaule et venaient s'attacher devant et derrière aux dilïérentes pièces de l'armure par des boulons. I.c tout formait une puissante protection contre les armes olFensives, sans pourtant emprisonner le buste dans une carapace trop rigide *.
L'ne autre sorte de cuirasse est la lorica squamala^ faite d'écaillés de fer superposées les unes aux autres à la manière des écailles d'un poisson. On a découvert en diiïérents endroits des écailles de cette sorte, notamment dans le camp de Xewstead : elles sont
Fip. ')2^. — Loricn sqitamalu.
percées de trous à la partie supérieure ; par là on passait des lils de métal pour les relier entre elles, de la façon indiquée à la lig.5*2S,l -. L'ensemble constituait un assemblage très résistant (lig. 5*28,*2 •*, (|ui pouvait de plus, et pour en augmenter la solidité^ <*Hrc fixé sur une colle de cuir ou d'étolFe '.
1. V^oir la rcstilulion exécutée gramlcur rialuic .111 iiuiséc de Sainl-(îcrniain noire tig. '> îo .