‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 228 sur 425 · CEINTURON · texte numérisé non relu

CEINTURON

des lambrequins de formes dilTérentes; les plus simples étaient une rangée de lanières rectangulaires, avec franges au bout, qui descendaient jusqu'au genou, enveloppant les cuisses en une sorte de jupon ; souvent elles étaient recouvertes, à leur naissance, par plusieurs ran^js d'autres lamelles, plus j)etites, à bords arrondis, ornées de mascarons, et se recouvrant à la façon des écailles de poisson. Leur épaisseur et leur superposition donnait à cette partie de l'armure une grande résistance aux coups. Les exemples de semblables cuirasses abondent.

ï: III. — Ceinturon.

Le ceinturon cingulum militiae ', était le signe distinctif auquel on reconnaissait le soldat romain ; cingulum suniere signifiait, on le sait, entrer au service; cingulo liherari, être libéré du service; aussi le ceinturon tigure-t-il sur tous les monuments, à quelque corps que les troupes représentées appartiennent. Il servait à retenir le glaive ou le poignard, quand ceux-ci n'étaient pas suspendus à un baudrier balteus; '-.

Le cingulum était soit une bande de cuir souple unie, nouée pardevant ou, plus souvent, maintenue autour de la taille par une boucle à ardillon ilig. 539), soit un cuir rigide recouvert d'une série de plaques de métal travaillées. A la ceinture se reliait pour l'ordinaire un tablier, fait lui-même de lanières de cuir renforcées de métal, qui protégeait le bas-ventre et se terminait par des huUae ornementées '.

Le cingulum des empereurs et des officiers supérieurs est un peu différent. Gomme ils portaient toujours l'épée pendue à un baudrier, le ceinturon était moins solide et moins large. Les monuments nous montrent les généraux, la taille entourée d'une ceinture souple qui passe sur la cuirasse et se noue sur l'estomac d une façon spéciale, toujours la même. Les deux extrémités sont enroulées plusieurs fois autour de la ceinture même et forment de part et d'autre un flot symétrique. On a voulu y voir non pas tant un ceinturon qu'un signe de commandement (fig. 346, 5*26, 2) *.

1. (^f. Sa^îlio, iJict. >i>fs int., au mot Cingulum, I, p. 1I7S et suiv., et A. Mùller, I).is Cintjulnm mililiae, VU'm, 1873, 8'.

2. Cf. Saf^lio, op. cit., au mot finlleus, I, p. 66 i et suiv.

3. Cf. aussi le léjçioimaire du musée de Saint-Germain (fifjf. 540).

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