I. Notre fiK. 3i
•-'. Bcllori, Veleres nrcus (arc de Sévère, ln\). 1) . 3. Cf. Sa^'ljo, Dicl. des Ant., I. p. 12.^6.
i. Cf. KiMirlier, dans Saf;lio, Dict. des t/i/., au mol Gludius II. p. 160»;. et \fl. Kcinacli, au mol Spulh.i j). I ijn .
la lame, prolong-ée par un cylindre annelé, lequel se terminait par une boule de même lar^^eur que le glaive (fig-. 535) J l^]lle était en général faite de bois, d'os ou d'ivoire.
Le fourreau [vagiua] se composait de qualre parties, l'antérieure, la postérieure, Touverture et la chape qui protégeait la pointe. Ces deux dernières étaient de fer ou de bronze, les autres de bois avec renforcement métallique. Des anneaux disposés de chaque côté servaient à suspendre l'épée au baudrier ou à la ceinture (lîg. 539, 540, 543, 544 2).
Le gladius se portait à droite, la partie gauche du corps étant occupée par le bouclier, ainsi qu'il résulte de l'examen des monuments figurés. Pour les officiers, qui n'avaient point de bouclier, il était pendu à gauche, ce qui leur permettait de saisir la poignée de la main droite. On a trouvé un certain nombre d'épées romaines ; on peut donc se rendre compte de leurs dimensions. La fig. 536 représente une arme découverte au camp de Nevvstead ^. Elle mesure 0 m. 50 de longueur; la lame est de 0 m. 05 à la partie supérieure, de Om. 04 à la naissance de la pointe. Une autre, recueillie à Carnuntuin, est longue de 0 m. 55, sur une largeur de 0,065 à la partie supérieure, 0,06 près de la pointe *.
Fig. 535.
Poignée de
glaive.
Fig. 536. — Lame de glaive.
Les cavaliers, à l'époque de Vespasien, étaient armés d'une épée plus longue que les fantassins. C'est, du moins, ce que nous apprend Josèphe. Le camp de Newstead a fourni deux épées semblables à celle que reproduit la fig, 536, mais plus allongées "' : la lame a
1. Lindenschmit, Tracht iind Bewaffniinrf, pi. xi. 5 inuséc de MayenceV
2. D'après un bas-relief de \^'^iesbaden (Lindenschmit. op. cil., pi. iv, 1).